La Chambre Nationale d’Agriculture du Bénin (CNAB) a tenu, ce mardi 29 juillet 2025, une conférence de presse consacrée à la restructuration de l’interprofession de la filière riz. Cet effort vise à renforcer les chaînes de valeur locales, améliorer la productivité et encourager la transformation nationale du riz.
Pour la campagne agricole 2023-2024, la production de riz s’est élevée à 492 626 tonnes, en légère baisse par rapport aux 525 014 tonnes de la campagne précédente. Toutefois, ce niveau reste au-dessus de la moyenne quinquennale de 454 946 tonnes, selon les données de la Direction de la Statistique Agricole (DSA).
Malgré cette performance globale, la filière reste fortement dominée par les exploitations familiales, avec une capacité de transformation industrielle encore limitée. Une grande partie de la production est destinée à l’exportation vers les pays voisins, ce qui freine les ambitions d’industrialisation locale du gouvernement béninois. « À partir de cet instant, l’organisation et la restructuration des acteurs agricoles constituent un élément clé pour assurer les liens d’affaires, garantir l’accès aux facteurs de production et au marché », a déclaré Hermann Imali Djetta, président de la CNAB.
Dans le cadre de cette réforme, la nouvelle interprofession du riz regroupera exclusivement les producteurs et transformateurs, excluant les commerçants qui deviendront des partenaires stratégiques. Ce recentrage a pour objectif de renforcer les maillons productifs de la chaîne, tout en préservant les acquis commerciaux.
La CNAB, en tant que Comité National d’Orientation, supervise un processus structuré incluant :
L’actualisation des textes juridiques,
La mise en place de nouveaux organes de gouvernance,
L’adoption d’un plan d’action aligné sur les priorités nationales et les enjeux internationaux,
Et l’élaboration d’un mécanisme de commercialisation durable.
Plusieurs étapes restent encore à franchir pour finaliser cette réforme ambitieuse, qui s’inscrit dans la continuité des restructurations déjà opérées dans les filières anacarde, soja et palmier à huile.
En clôture de son intervention, le président de la CNAB a lancé un appel à la mobilisation collective. Il invite l’ensemble des acteurs à s’engager activement dans la démarche de réorganisation, dans un esprit de dialogue et de concertation.
La CNAB ambitionne, par cette restructuration, de poser les fondations d’un modèle agricole plus intégré, structuré et économiquement rentable, capable de répondre aux défis de transformation locale, de sécurité alimentaire et de développement durable du Bénin.










































