Cacao : le Togo rejoint le nouvel Accord international 2026
Le Togo a officiellement signé le nouvel Accord international sur le cacao (AIC 2026) le 13 février 2026 à Genève, en Suisse, lors de la Conférence des Nations unies sur le cacao organisée par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.
Par cette signature, le pays devient l’un des premiers États à adhérer à ce texte stratégique, aux côtés du Nicaragua et de la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao.
Un accord à durée indéterminée
L’AIC 2026 succède à l’accord de 2010 et marque une rupture importante : il est conclu pour une durée indéterminée, rompant avec la logique des cycles limités.
L’objectif est clair : stabiliser durablement un secteur confronté à des crises récurrentes, à la volatilité des prix et aux pressions environnementales.
Cinq priorités structurantes pour le secteur cacao
Le nouvel Accord international cacao 2026 s’articule autour de cinq axes majeurs :
- Atteinte d’un revenu vital pour les producteurs, revendication centrale des pays ouest-africains
- Promotion de la transformation locale afin d’augmenter la valeur ajoutée dans les pays producteurs
- Diversification des usages du cacao (agroalimentaire, cosmétique, pharmaceutique)
- Réduction des barrières à l’investissement
- Développement du commerce des produits dérivés
Ces orientations traduisent une volonté de rééquilibrer les relations entre pays producteurs et consommateurs.
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La durabilité au cœur du nouvel accord
Autre innovation majeure : l’introduction d’un article spécifique consacré à la durabilité, envisagée dans ses dimensions :
- Économique
- Environnementale
- Sociale
Dans un contexte marqué par le renforcement des réglementations européennes sur la déforestation et la traçabilité, cet engagement apparaît comme un signal politique fort.
Le Togo veut peser davantage dans la gouvernance mondiale
Le Togo a signé l’accord par l’intermédiaire du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC).
Cette adhésion stratégique vise plusieurs objectifs :
- Sécuriser les revenus des planteurs togolais
- Attirer des investissements dans la transformation locale
- Accroître la valeur ajoutée nationale
- Renforcer le poids du pays dans la gouvernance mondiale du cacao
Une étape stratégique pour la filière togolaise
En rejoignant l’Accord international cacao 2026, le Togo s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de repositionnement stratégique.
Au-delà d’un engagement diplomatique, cette signature ouvre la voie à une meilleure structuration de la filière, à une montée en gamme de la production et à une intégration plus forte dans les chaînes de valeur mondiales du cacao.







