L’Égypte s’apprête à recevoir un nouveau décaissement d’un milliard d’euros de l’Union européenne, prévu pour le jeudi 15 janvier 2026, dans le cadre du Mécanisme de soutien macroéconomique et d’appui budgétaire (MFA). L’annonce a été faite mardi par la ministre de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, Rania Al-Mashat.
Ce décaissement intervient à la suite de la mise en œuvre de réformes prévues dans le Programme national de réformes structurelles, a précisé la ministre lors d’une conférence de presse conjointe avec Gelsomina Vigliotti, vice-présidente de la Banque européenne d’investissement (BEI), tenue le 13 janvier au Caire.
Des réformes comme condition au décaissement
Selon Rania Al-Mashat, le gouvernement égyptien a mis en œuvre 16 nouvelles mesures économiques et structurelles, correspondant à la première tranche de la deuxième phase du mécanisme MFA. Ces réformes ont permis de lever les conditions nécessaires au décaissement de cette tranche.
« Ces mesures visent à renforcer la stabilité macroéconomique, améliorer la gestion des finances publiques et soutenir un développement économique durable », a souligné la ministre.
Au total, 38 mesures ont déjà été mises en œuvre dans le cadre du programme, sur les 100 réformes convenues avec l’Union européenne. Elles se répartissent entre :
- 22 mesures relevant de la première phase, ayant permis un premier décaissement d’un milliard d’euros en janvier 2025 ;
- 16 mesures relevant de la tranche actuelle, dont le décaissement est attendu cette semaine.
Un mécanisme de financement stratégique pour Le Caire
Le Mécanisme de soutien macroéconomique et d’appui budgétaire prévoit un financement global de cinq milliards d’euros en faveur de l’Égypte. Après les deux premières tranches versées en 2025 et début 2026, les trois milliards d’euros restants doivent être débloqués en deux tranches au cours de l’année 2026, sous réserve de l’achèvement des réformes restantes.
Pour les autorités égyptiennes, ce mécanisme constitue une alternative stratégique aux financements des marchés internationaux, souvent plus coûteux dans un contexte de tensions financières mondiales et de pressions sur les devises.
Soutenir le budget et la vision de développement
Selon Rania Al-Mashat, le MFA vise à :
- soutenir le budget de l’État ;
- élargir la marge budgétaire consacrée aux projets de développement ;
- accompagner la mise en œuvre de la vision nationale de développement global de l’Égypte.
Ce soutien s’inscrit plus largement dans le partenariat stratégique renforcé entre l’Égypte et l’Union européenne, alors que Le Caire cherche à consolider sa stabilité macroéconomique, à contenir les déséquilibres budgétaires et à relancer la croissance.








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