20 septembre 2024 – En dépit des défis sécuritaires et climatiques, la filière cotonnière du Burkina Faso, essentielle pour l’économie rurale, reçoit un soutien financier crucial. Ecobank Burkina a décroché un financement de 10 milliards FCFA (17 millions $) de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) pour soutenir la campagne cotonnière 2024-2025.
Détails du Financement
- Montant : 10 milliards FCFA (17 millions $)
- Destinataire : Ecobank Burkina
- Objectif : Refinancer partiellement les Sociétés Coopératives Simplifiées des Producteurs de Coton (SCOOPS-PC) dans la zone SOFITEX.
- Utilisation : Améliorer l’accès aux intrants tels que semences et engrais pour environ 1 100 SCOOPS-PC, représentant près de 23 000 chefs d’exploitation, dont 400 femmes.
Contexte et Objectifs
La campagne cotonnière, débutée en mai 2024, vise une production de 595 000 tonnes de coton conventionnel sur 700 000 hectares et 3 250 tonnes de coton biologique sur 6 500 hectares pour la saison 2024-2025. Cette initiative est essentielle pour relancer la filière cotonnière après une production décevante de 383 144 tonnes lors de la campagne précédente.
Le financement de la BOAD devrait faciliter l’accès aux intrants nécessaires et soutenir les producteurs dans les régions de l’ouest et du sud-ouest du Burkina Faso, principales zones de production cotonnière. Le coton est le premier produit agricole d’exportation du pays, représentant une source importante de revenus pour des millions de Burkinabè, en particulier dans les zones rurales.
Soutien de l'État
Pour renforcer la relance de la filière, l’État burkinabè avait déjà accordé une subvention de près de 11 milliards de FCFA plus tôt dans l’année pour l’acquisition des intrants agricoles. En 2023-2024, Ecobank avait également mobilisé un financement de 120 milliards de FCFA pour soutenir la SOFITEX, couvrant la collecte, le transport, l’égrenage et l’exportation de la fibre de coton.
Ce financement de la BOAD représente un soutien significatif pour revitaliser la filière cotonnière du Burkina Faso et améliorer les conditions de production et de vie des agriculteurs. Il marque un pas important vers la relance de cette industrie cruciale pour l’économie burkinabè.










































