Le gouvernement ivoirien a décidé de maintenir à 310 FCFA le prix du kilogramme de coton graine de premier choix pour la campagne 2025-2026, malgré une chute de 10,6 % de la production nationale. L’annonce a été faite par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, lors d’une conférence de presse tenue le 31 juillet 2025 à Abidjan.
Le coton de deuxième choix sera quant à lui cédé à 285 FCFA/kg, soit des prix inchangés par rapport à la campagne précédente, dans un contexte de soutien accru à la filière cotonnière.
La production nationale est passée de 347 922 tonnes en 2023 à 311 147 tonnes en 2024, avec un rendement en baisse à 873 kg/ha. Le nombre de producteurs chute également à environ 100 000 cotonculteurs. « Bien que ces résultats surpassent ceux de la crise des jacides en 2022-2023, ils restent en deçà de nos attentes », a souligné le ministre Adjoumani.
Pour inverser cette tendance, l’État ivoirien injecte 25,3 milliards de FCFA dans la filière. Ce financement vise à maintenir les prix d’achat, réduire le coût des intrants, et mobiliser les acteurs vers un objectif de 600 000 tonnes d’ici 2030, avec un rendement visé de 1 250 kg/ha.
L’aide gouvernementale correspond à 44 FCFA/kg de coton graine et à 18 000 FCFA/ha pour soutenir les prix des intrants. Les coûts moyens des engrais et traitements sont ainsi partiellement pris en charge :
NPK : 362 FCFA/kg (soit 18 100 FCFA pour un sac de 50 kg)
Urée : 341 FCFA/kg (soit 17 050 FCFA le sac)
Insecticides : 35 000 FCFA/ha pour 7 traitements
Ces mesures visent à alléger les charges des producteurs tout en maintenant leur motivation dans un contexte agricole incertain.
En parallèle, le ministre Adjoumani a récemment reçu Eric Trachtenberg, directeur exécutif du Comité International du Coton (ICAC). Cette rencontre a permis de confirmer que la Côte d’Ivoire accueillera en 2026 un sommet mondial du coton et du textile.
Cet événement majeur sera une plateforme d’échanges pour les acteurs de la filière, avec pour objectif de faire entendre leurs préoccupations et d’accélérer la modernisation du secteur.










































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