La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape vers le déploiement de la 5G. Le gouvernement a officiellement autorisé l’octroi des fréquences aux opérateurs télécoms, ouvrant la voie au lancement prochain de cette technologie sur le territoire national.
L’annonce a été faite jeudi 10 septembre 2026 par Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, à l’ouverture de la deuxième édition de la Conférence nationale sur l’Intelligence artificielle, Impact IA 2026, à Abidjan.
La 5G au cœur de la transformation numérique
Organisée du 9 au 11 septembre autour du thème « De la vision aux cas d’usage : structurer l’IA nationale pour résoudre nos défis prioritaires », la conférence traduit l’ambition des autorités ivoiriennes de faire des nouvelles technologies un levier de développement économique.
L’autorisation accordée pour les fréquences constitue une étape importante pour accélérer la connectivité et accompagner le développement des usages numériques dans le pays.
La 5G devrait notamment permettre d’améliorer les capacités des réseaux, de réduire la latence et de favoriser le développement de nouveaux services numériques.
Un plan d’accélération sur la période 2026-2028
Pour accompagner cette transformation, le ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique s’est doté d’un Plan d’accélération 2026-2028.
Le programme repose sur sept piliers, parmi lesquels figurent le développement de la connectivité internet, le renforcement de la cybersécurité et la mise en place d’une intelligence artificielle nationale éthique et responsable.
L’objectif est de renforcer la compétitivité de l’économie ivoirienne et d’améliorer la productivité des services publics comme celle des entreprises et des citoyens.
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Cinq secteurs prioritaires pour l’IA
Les autorités ivoiriennes entendent concentrer les applications de l’intelligence artificielle sur cinq secteurs prioritaires : l’administration publique, l’agriculture, la santé, l’éducation et le secteur privé.
L’ambition affichée est de passer progressivement, entre 2026 et 2030, de l’expérimentation à des déploiements capables de produire des effets concrets pour les populations.
La conférence Impact IA 2026 doit ainsi permettre de transformer les orientations stratégiques en projets concrets, avec une programmation budgétaire et opérationnelle.
L’AIGF au centre de la gestion des fréquences
Le déploiement de la 5G repose également sur une gestion efficace du spectre radioélectrique.
L’Agence ivoirienne de gestion des fréquences radioélectriques (AIGF) joue à ce titre un rôle central. Dirigée par Yacouba Coulibaly, l’agence est chargée de la planification, de l’attribution, de l’affectation et du contrôle des fréquences radioélectriques.
Avec l’augmentation des besoins en connectivité, notamment sous l’effet de la 5G et des applications d’intelligence artificielle, la gestion du spectre devient un enjeu stratégique pour le développement de l’écosystème numérique ivoirien.
L’AIGF contribue également à garantir le bon fonctionnement des réseaux et services de communications sans fil indispensables à la circulation des données.
La formation, autre priorité de la stratégie numérique
La Côte d’Ivoire mise également sur la formation pour disposer des compétences nécessaires à cette transformation technologique.
Un partenariat a notamment été conclu avec Aivancity, grande école française spécialisée dans l’intelligence artificielle et la data.
À l’issue d’un test d’entrée, douze jeunes Ivoiriens ont obtenu une bourse d’excellence pour poursuivre leur formation au sein de l’établissement.
Abidjan accélère sur la technologie
Avec l’autorisation des fréquences 5G, le Plan d’accélération 2026-2028 et les investissements annoncés dans l’intelligence artificielle et la formation, la Côte d’Ivoire cherche à accélérer sa transformation numérique.
Le prochain défi sera désormais de transformer ces décisions en infrastructures, services et applications concrètes, afin que la 5G et l’IA contribuent effectivement à la productivité, à l’innovation et à l’amélioration des services essentiels.







