La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, a généré des revenus considérables pour ses producteurs. Depuis 2012, ils ont reçu près de 22 000 milliards FCFA (environ 37,43 milliards de dollars), a annoncé le ministre de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, lors de la 9ª Journée nationale du cacao et du chocolat à Abidjan.
Ce montant est le résultat d’une réforme majeure mise en place en 2012, réintroduisant un système de stabilisation des prix. Ce mécanisme protège les producteurs des fluctuations du marché international, leur offrant un revenu plus stable et prévisible. Cette initiative a contribué à améliorer les conditions de vie des producteurs et des communautés rurales, avec plus de 331 milliards FCFA investis dans les infrastructures agricoles et sociales, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’électrification rurale.
La prime du différentiel de revenu décent (DRD)
Une autre avancée importante est l’instauration du différentiel de revenu décent (DRD). Cette prime de 400 dollars par tonne permet aux producteurs d’obtenir une rémunération juste et équitable. Cependant, des défis persistent malgré ces progrès.
Défis pour une production durable et inclusive
Le ministre Adjoumani a souligné que la durabilité environnementale est un enjeu crucial pour la filière cacao, alors que la déforestation liée à la production continue de menacer les forêts ivoiriennes. D’ici 2030, la Côte d’Ivoire prévoit de restaurer 3 millions d’hectares de terres dégradées.
Un autre défi majeur concerne l’autonomisation des femmes productrices. Bien qu’elles jouent un rôle central dans la production, leur accès aux ressources financières et techniques reste limité. Le gouvernement ivoirien ambitionne d’inverser cette tendance en leur facilitant l’accès au crédit et aux technologies agricoles.
Renouvellement générationnel et transformation locale
Le renouvellement générationnel est également critique pour assurer la pérennité de la filière cacao. Il est nécessaire d’attirer une nouvelle génération de jeunes agriculteurs grâce à la modernisation des pratiques agricoles et à l’accès à des formations adaptées.
Enfin, la transformation locale du cacao demeure une priorité pour le gouvernement. Bien que la Côte d’Ivoire soit le premier producteur mondial, une grande partie des fèves est encore exportée à l’état brut. Le pays souhaite augmenter significativement la transformation locale d’ici 2030 pour devenir un pays industrialisé, capable de valoriser ses chaînes de valeur et renforcer sa souveraineté économique.








































