Corridor Abidjan–Bamako : AGL mise sur le multimodal pour transformer la logistique régionale
Dans un contexte marqué par des tensions persistantes sur les chaînes d’approvisionnement et une montée en puissance du commerce intra-africain, Africa Global Logistics (AGL) franchit une nouvelle étape stratégique. Le groupe annonce l’ouverture d’un corridor multimodal reliant Abidjan à Bamako, en passant par Bobo-Dioulasso, combinant transport ferroviaire et routier.
Cette initiative vise à renforcer la connectivité entre la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Mali, tout en offrant aux opérateurs économiques, notamment maliens, une alternative logistique plus fluide, rapide et compétitive.
Une solution intégrée pour gagner en efficacité
Le nouveau dispositif repose sur un schéma optimisé : les marchandises sont acheminées par rail entre Abidjan et Bobo-Dioulasso, avant d’être transportées par route jusqu’à Bamako. Ce modèle hybride permet de tirer parti des avantages du ferroviaire en matière de coûts et de volume, tout en conservant la flexibilité du transport routier pour la livraison finale.
Le passage par le port sec de Bobo-Dioulasso constitue un maillon clé du dispositif. Il facilite la prise en charge rapide des marchandises et leur redéploiement vers le Mali, avec un système d’escorte sécurisée garantissant la traçabilité et l’intégrité des flux tout au long du trajet.
Pensée pour répondre aux exigences des industriels, cette solution s’adapte à une grande diversité de marchandises et s’inscrit dans une logique de performance logistique. Déjà testée avec succès auprès d’un premier client, elle est appelée à être déployée à plus grande échelle.
Une coopération douanière déterminante
La mise en place de ce corridor repose également sur une coordination étroite entre les administrations douanières des trois pays concernés. Cette collaboration permet de sécuriser les flux, de simplifier certaines procédures et de réduire les délais de transit.
En s’appuyant sur un écosystème intégré incluant notamment Sitarail et des transporteurs locaux, AGL contribue aussi au développement des économies nationales et au renforcement des capacités d’exportation, en particulier pour le Mali.
Un levier pour le commerce intra-africain
Au-delà de la performance logistique, ce corridor s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation économique régionale. En facilitant la circulation des marchandises, il participe à l’intégration des marchés ouest-africains et à l’amélioration de la compétitivité des entreprises.
AGL ambitionne désormais de monter progressivement en puissance, avec une capacité cible de 20 conteneurs par mois, afin de répondre à une demande croissante pour des solutions logistiques fiables et sécurisées.
Dans un environnement encore marqué par des défis logistiques importants, cette initiative illustre la capacité des acteurs privés à proposer des solutions concrètes pour soutenir le commerce régional et accompagner le développement industriel du continent.







