Le 12 août 2024, à Brazzaville, le gouvernement de la République du Congo et Ulsan Mining Congo, une société turque, ont signé une convention d’exploitation pour le gisement de fer de Mayoko-Moussondji, situé dans le département du Niari. La signature s’est déroulée en présence de Pierre Oba, ministre d’État en charge des Industries minières et de la géologie, Jean-Baptiste Ondaye, ministre de l’Économie et des finances, et Honoré Sayi, ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande. Fatish Gulsan, administrateur général d’Ulsan Mining Congo, représentait la société turque.
Détails de la Convention
Ulsan Mining Congo a obtenu un permis d’exploitation pour une durée de 30 ans, permettant l’exploitation du gisement de fer de Mayoko-Moussondji, dont les réserves sont estimées à 917 millions de tonnes, avec 38,5 millions de tonnes immédiatement exploitables.
Le projet prévoit une production annuelle de 300 000 tonnes pour la première phase, avec une montée en puissance à 16,5 millions de tonnes par an lors de la seconde phase, qui exploitera la roche dure. L’investissement initial sur le site est de 125 millions de dollars américains, avec un investissement global prévisionnel de 15 milliards de dollars. Ce montant couvrira les travaux d’exploitation, la construction d’un chemin de fer, et le développement d’un port minéralier à Pointe-Noire.
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Impact sur l’Emploi
La mise en œuvre de ce projet devrait créer environ 700 emplois, dont 600 seront destinés à la main-d’œuvre nationale, contribuant ainsi au développement économique local.
Contexte et Historique
Ulsan Mining Congo, une société anonyme unipersonnelle de droit congolais avec un capital de 20 000 000 F CFA, a son siège à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. Le Conseil des ministres du 12 août 2023 avait déjà adopté le projet de décret attribuant le permis d’exploitation au gisement dit “Mayoko-Moussondji”. Le permis avait été précédemment détenu par Congo Mining, avant d’être retiré et retombé dans le domaine public.







