Le 25 juillet 2025, S&P Global Ratings a maintenu la note souveraine à long et court terme du Congo-Brazzaville à « CCC+/C », en devises locales et étrangères, avec une perspective stable. Cette évaluation reflète une amélioration budgétaire attendue, mais des contraintes de liquidité persistantes.
Un abaissement de la note pourrait survenir si les pressions de trésorerie nuisent gravement à la capacité du gouvernement à honorer ses dettes commerciales ou si une restructuration de la dette commerciale est envisagée.
Une amélioration de la note pourrait être envisagée en cas de réduction des tensions sur la liquidité, grâce à un meilleur accès au financement ou à une amélioration du profil de la dette.
Le Congo-Brazzaville affiche des excédents budgétaires, favorisés par des réformes fiscales qui ont fait passer les recettes fiscales hors pétrole à 12 % du PIB en 2024, contre 8 % en 2021. Néanmoins, le service de la dette reste élevé, atteignant 13 % du PIB en 2025, avec une forte dépendance aux financements à court terme.
En octobre 2024, le pays a procédé à un échange de dette en monnaie locale jugé comme un défaut selon S&P. Malgré cela, aucune défaillance n’a été constatée sur l’unique Eurobond du pays depuis 2017. Le Congo continue également d’accumuler des arriérés envers des créanciers non commerciaux.
La croissance globale devrait rester modérée, à 3,2 % par an entre 2025 et 2028, freinée par une production pétrolière stagnante à 270 000 barils/jour. Le secteur non pétrolier, notamment les services et l’agriculture, affiche une croissance solide de 4 % par an.
La production de gaz naturel liquéfié (GNL) pourrait générer des recettes supplémentaires, mais son impact sur le PIB global restera limité à court terme.
Le pays renforce la transparence de sa gestion de la dette avec la publication de bulletins mensuels et une base de données unifiée. Toutefois, la culture de paiement reste fragile. Le taux de souscription sur le marché régional reste bas, même s’il est passé de 35 % en janvier à 63 % en juillet 2025.
L’endettement net devrait baisser à 73 % du PIB d’ici 2028, contre 93 % en 2024. Mais il dépassera encore l’objectif de 70 % fixé par la CEMAC. La charge d’intérêts devrait représenter 14 % des recettes publiques en 2028.
Le compte courant reste excédentaire, soutenu par les exportations d’hydrocarbures. Le franc CFA reste stable, arrimé à l’euro. L’inflation, à 3,5 % en 2025, devrait diminuer grâce à la baisse des prix alimentaires et à l’appréciation du franc CFA.
La stabilité politique est assurée par le contrôle du pouvoir par le président Denis Sassou-Nguesso. Le pays ne devrait pas connaître de turbulences majeures à l’approche de l’élection présidentielle de 2026.







