Climat : la Banque africaine de développement et le Fonds vert renforcent leur partenariat à Abidjan
La Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds vert pour le climat (FVC) consolident leur coopération stratégique en matière de financement climatique en Afrique. Réunis à Abidjan du 13 au 15 avril 2026, les deux partenaires ont intensifié leurs échanges afin d’accélérer la mise en œuvre des projets climatiques et de fluidifier l’accès aux financements verts sur le continent.
Cette rencontre de haut niveau a rassemblé une délégation du département Afrique du Fonds vert pour le climat, conduite par Catherine Koffman, directrice du département, ainsi que plusieurs responsables de la BAD, dont Anthony Nyong et Kevin Kariuki.
Onze projets climatiques passés en revue
L’objectif principal de cette visite était d’évaluer l’état d’avancement du portefeuille de projets financés par le Fonds vert pour le climat et gérés par la Banque africaine de développement.
Au total, onze projets en cours ont fait l’objet d’un examen approfondi.
Les discussions ont permis :
- d’identifier les obstacles ralentissant certains projets ;
- de proposer des solutions concrètes pour accélérer leur exécution ;
- de tirer des enseignements pour améliorer la conception des futurs projets.
Les échanges ont été jugés constructifs par les deux institutions, avec un accent particulier sur l’amélioration de l’impact des financements climatiques sur le développement durable en Afrique.
Accélérer le décaissement des financements climatiques
Lors de la clôture des travaux, Kevin Kariuki, vice-président de la BAD chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, a réaffirmé l’engagement de la Banque à accélérer le décaissement des ressources mobilisées auprès du Fonds vert.
L’enjeu est majeur pour les pays africains, confrontés à des besoins croissants en matière :
- d’adaptation climatique ;
- de transition énergétique ;
- de résilience des infrastructures ;
- de financement vert inclusif.
Le Fonds vert pour le climat ouvre des bureaux régionaux en Afrique
L’un des points marquants de cette coopération renforcée est la décision du Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat, prise en mars 2026, d’ouvrir deux bureaux régionaux en Afrique.
Ces nouvelles implantations seront situées à :
- Nairobi ;
- Abidjan.
Il s’agit de la première présence physique du FVC sur le continent africain.
Cette décision devrait permettre :
- un meilleur accompagnement des pays africains ;
- une proximité accrue avec les institutions partenaires ;
- une accélération du traitement des projets et financements.
Pour la BAD, cette implantation constitue un levier stratégique pour renforcer la coordination avec le Fonds dans deux pôles opérationnels majeurs.
Un accès simplifié aux financements verts
Au-delà des projets en cours, les deux institutions travaillent également à simplifier l’accès des acteurs africains aux ressources climatiques.
En début d’année, les équipes du Fonds vert ont engagé des discussions avec la BAD pour :
- harmoniser les critères d’éligibilité ;
- améliorer les mécanismes d’échange de données ;
- accélérer l’accréditation des clients éligibles.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes du dispositif d’accréditation du FVC mises en place en 2025.
Parmi les avancées majeures figure l’extension du modèle d’accréditation accélérée, qui permet au Fonds de s’appuyer sur les évaluations fiduciaires et de diligence réalisées par les banques multilatérales de développement, notamment la Banque africaine de développement.
Un partenariat clé pour la croissance verte en Afrique
Le renforcement du partenariat entre la BAD et le Fonds vert pour le climat confirme la volonté des deux institutions d’intensifier l’action climatique en Afrique.
Cette coopération vise notamment à :
- mobiliser davantage de ressources pour les projets verts ;
- soutenir une croissance inclusive et résiliente ;
- accompagner les pays africains dans le respect de leurs engagements climatiques au titre de l’Accord de Paris.
Dans un contexte de vulnérabilité accrue face aux effets du changement climatique, l’Afrique cherche à capter davantage de financements pour transformer ses économies et accélérer sa transition verte.







