Une économie sous-régionale globalement stable
La Banque des États de l’Afrique Centrale dresse un constat globalement rassurant de la situation économique en Afrique centrale. Réuni le 6 avril 2026 à N’Djaména, son Conseil d’administration a conclu à une stabilité macroéconomique de la sous-région.
Selon le gouverneur Yvon Sana Bangui, les économies de la zone font preuve de résilience malgré un environnement international incertain.
Une croissance en léger ralentissement
Les projections pour 2026 indiquent une croissance économique de 2,9 %, contre 3,5 % en 2025.
Bien que modérée, cette performance témoigne de la capacité d’adaptation des économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale face aux chocs extérieurs.
Une inflation maîtrisée sous le seuil communautaire
Sur le plan des prix, la dynamique reste globalement favorable. L’inflation est attendue à 2,3 % en 2026, contre 2,1 % en 2025, un niveau toujours inférieur au seuil fixé par la communauté.
Cette maîtrise contribue à préserver le pouvoir d’achat et à maintenir un cadre macroéconomique relativement stable.
Des réserves de change en amélioration
Autre signal positif : la consolidation des réserves de change. Celles-ci sont passées de 4,22 mois d’importations en décembre 2025 à 4,52 mois fin février 2026
Cette progression reflète les efforts des États membres pour renforcer la solidité financière de la sous-région.
Des défis persistants sur les finances publiques
Malgré ces indicateurs encourageants, certaines fragilités demeurent :
- Une dégradation des comptes courants
- Des déficits budgétaires encore présents, bien qu’en amélioration
Ces éléments appellent à une vigilance accrue dans la gestion des finances publiques.
Cap sur la digitalisation et l’inclusion financière
Le Conseil d’administration a également examiné plusieurs projets de réglementation, notamment liés à la généralisation des QR codes.
Ces outils visent à :
- Accélérer la digitalisation des paiements
- Renforcer l’inclusion financière
- Moderniser les systèmes financiers
- Ces mesures seront prochainement soumises au Comité ministériel.
Une performance financière solide de la BEAC
La BEAC affiche par ailleurs une gestion rigoureuse, avec un résultat bénéficiaire de 300 milliards FCFA.
Pour Yvon Sana Bangui, cette performance confirme la solidité de l’institution, tout en appelant à poursuivre les efforts pour améliorer davantage les indicateurs économiques.
Une résilience à consolider
En dépit d’un contexte mondial incertain, la CEMAC démontre une capacité de résistance notable.
La consolidation des réformes, la discipline budgétaire et l’accélération de la transformation numérique seront déterminantes pour maintenir cette stabilité et renforcer la trajectoire de croissance à moyen terme.







