La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) anticipe une reconstitution progressive des réserves de change dans la zone CEMAC, avec un niveau projeté à 6 566 milliards de FCFA en 2026, selon ses dernières prévisions économiques.
Cette perspective intervient dans un contexte marqué par une baisse des avoirs extérieurs, estimés à 6 377 milliards FCFA en 2025 (environ 11,45 milliards de dollars), contre 7 295 milliards FCFA en 2024. Malgré ce repli, l’institution monétaire régionale se montre confiante quant à une amélioration graduelle de la situation.
Des réserves en hausse attendues à moyen terme
Selon la BEAC, les réserves devraient atteindre 6 983 milliards FCFA en 2027, avant de dépasser le seuil des 7 000 milliards FCFA en 2028, soit près de 12,5 milliards de dollars. Cette évolution permettrait à la région de couvrir plus de quatre mois d’importations, un niveau jugé acceptable, bien qu’en léger recul par rapport aux 4,25 mois enregistrés fin 2025.
Les leviers de soutien aux réserves de change
Plusieurs facteurs sont appelés à soutenir cette trajectoire positive :
- La conclusion de nouveaux accords avec le FMI, visant à renforcer la stabilité macroéconomique,
- Un recours accru aux financements extérieurs,
- La solidité des exportations non pétrolières, notamment le gaz, l’or et les produits miniers,
- Le renforcement de la réglementation des changes, destiné à mieux encadrer les flux de capitaux.
Une politique monétaire plus restrictive
Pour consolider cette dynamique, la BEAC a resserré sa politique monétaire, en relevant son taux directeur à 4,75 % et en durcissant les conditions de refinancement. Ces mesures visent à stabiliser le franc CFA et à restaurer la confiance des investisseurs dans l’espace CEMAC.
Si la situation économique régionale demeure sous étroite surveillance, les perspectives tracées par la BEAC laissent entrevoir une stabilisation progressive et un environnement financier plus résilient pour les États membres.








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