CEDEAO et WACSI scellent un partenariat pour renforcer la gouvernance et l’intégration régionale
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie d’intégration régionale en signant un protocole d’accord avec le West Africa Civil Society Institute. Cet accord vise à renforcer la coopération entre l’organisation régionale et la société civile afin de promouvoir la paix, la gouvernance démocratique et le développement durable en Afrique de l’Ouest.
Le protocole d’accord a été signé le 3 juillet 2026 au nouveau siège de la Commission de la CEDEAO à Abuja, au Nigeria, par Alieu Omar Touray et Nana Asantewa Afadzinu.
Un partenariat au service d’une CEDEAO centrée sur les citoyens
Au-delà de son caractère institutionnel, cet accord traduit la volonté des deux organisations de bâtir un partenariat stratégique fondé sur le dialogue, la coopération et l’action collective.
L’objectif est de placer davantage les citoyens au cœur du processus d’intégration régionale, conformément aux ambitions de la Vision 2050 de la CEDEAO.
En institutionnalisant leur collaboration, la Commission de la CEDEAO et le WACSI entendent renforcer leurs actions communes sur les grands défis politiques, économiques et sociaux auxquels la région est confrontée.
Cinq axes prioritaires de coopération
Le protocole d’accord prévoit une coopération renforcée dans plusieurs domaines stratégiques :
- le renforcement de la diplomatie préventive et de la résilience démocratique ;
- la promotion des droits de l’homme, de l’espace civique et de la gouvernance inclusive ;
- le développement de la participation citoyenne et de la redevabilité démocratique ;
- le renforcement des capacités des organisations de la société civile ;
- l’utilisation des technologies numériques pour soutenir la démocratie et l’intégration régionale.
Ces priorités visent à consolider les institutions démocratiques tout en favorisant une plus grande implication des citoyens dans les politiques régionales.
Une réponse aux défis de l’Afrique de l’Ouest
Lors de la cérémonie, Alieu Omar Touray a souligné que ce partenariat intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis.
Selon lui, l’Afrique de l’Ouest demeure confrontée à des changements anticonstitutionnels de gouvernement, à des transitions politiques fragiles, à l’extrémisme violent, au rétrécissement de l’espace civique, au chômage des jeunes, aux effets du changement climatique ainsi qu’à des contraintes croissantes en matière de financement du développement.
Face à ces enjeux, le président de la Commission de la CEDEAO a plaidé pour des réponses concertées associant les gouvernements, les institutions régionales et les organisations de la société civile.
« La véritable valeur de ce protocole d’accord ne se mesurera pas à sa signature, mais aux résultats concrets qu’il apportera aux populations d’Afrique de l’Ouest », a-t-il déclaré.
Le WACSI salue une étape historique
Pour sa part, Nana Asantewa Afadzinu a qualifié la signature de cet accord d’« historique », estimant qu’elle témoigne de la volonté de la CEDEAO de devenir une organisation véritablement centrée sur les citoyens.
Elle a rappelé que la vision du WACSI, fondée sur une Afrique de l’Ouest pacifique, sûre et prospère portée par ses citoyens, est en parfaite adéquation avec les objectifs de la CEDEAO.
Selon elle, ce nouveau cadre formel de coopération permettra de rapprocher davantage les organisations de la société civile des institutions régionales et de renforcer leur participation aux processus décisionnels.
Vers une intégration régionale plus inclusive
À travers ce partenariat, la CEDEAO et le WACSI ambitionnent également de réduire le déficit de connaissances entre les institutions régionales et les acteurs de la société civile.
Les deux partenaires misent sur un dialogue renforcé, une meilleure compréhension mutuelle et des actions conjointes pour promouvoir une gouvernance plus inclusive et consolider le processus d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté de la CEDEAO de renforcer son approche participative en associant davantage les citoyens et les organisations de la société civile à la mise en œuvre de ses politiques communautaires.







