Le Cap-Vert affiche des perspectives économiques solides pour les années à venir, selon le Rapport Focus Pays 2025 publié par la Banque africaine de développement (BAD) le 30 juillet. L’événement, organisé à Praia et en ligne, a réuni de hauts responsables gouvernementaux, des partenaires de développement, des universitaires et des représentants du secteur privé.
Des indicateurs économiques en nette amélioration
Après une croissance exceptionnelle de 7,3 % en 2024, principalement portée par le tourisme et les services, l’économie cap-verdienne devrait progresser de 5,3 % en 2025 et de 4,9 % en 2026. L’inflation est tombée à 1 % en 2024, tandis que la dette publique est passée de 144 % du PIB en 2021 à 107,7 %. Le déficit du compte courant a été réduit à 0,9 % du PIB.
Les réserves de change atteignent 815,9 millions de dollars, soit 7,1 mois de couverture des importations. L’investissement direct étranger s’élève à 430,4 millions de dollars en 2023, et les envois de fonds, estimés à 305,4 millions de dollars, restent un pilier financier important.
Des besoins d’investissement ciblés
Pour réussir sa transformation structurelle d’ici 2030, le Cap-Vert devra mobiliser environ 163 millions de dollars par an, soit 7,3 % du PIB de 2024. Les priorités identifiées sont :
Les infrastructures (95 millions de dollars annuels)
Le secteur énergétique (33 millions de dollars annuels)
Capital humain et secteur privé : des atouts à renforcer
Le pays bénéficie d’un taux d’alphabétisation de 91 %, d’un investissement de plus de 6 % du PIB dans l’éducation et d’un taux d’inscription primaire de 96,4 %. Le secteur privé, fort de plus de 51 000 entreprises, représente 47,2 % de l’emploi total. Toutefois, le chômage des jeunes reste élevé à 23,9 %.
Des recommandations stratégiques
La BAD recommande :
D’améliorer la conformité fiscale
De développer des industries à forte valeur ajoutée, notamment dans la pêche et l’agriculture
De faciliter l’accès au financement pour les PME
D’investir davantage dans l’enseignement technique et la formation professionnelle
Enfin, le rapport met en avant la numérisation comme levier majeur, citant les avancées dans les marchés publics électroniques et la gestion numérique des dossiers. Avec un classement 3e sur 54 à l’Indice de gouvernance Mo Ibrahim, le Cap-Vert se positionne comme un modèle de bonne gestion en Afrique.











































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