Les taux de rejet des demandes de visa pour le Canada ont fortement augmenté, atteignant jusqu’à 61 % dans certaines régions. Cette hausse résulte d’un durcissement des contrôles visant à lutter contre la fraude à l’immigration et à renforcer l’intégrité du système migratoire canadien.
Selon TravelBiz, le ministre de l’Immigration, Marc Miller, a confirmé que ces rejets sont directement liés à des mesures de surveillance accrues. Il a expliqué que les activités frauduleuses nuisent non seulement aux demandeurs légitimes, mais aussi à la crédibilité du système. Actuellement, le Canada enquête sur plus de 9 000 cas de fraude présumée chaque mois.
Les autorités canadiennes examinent désormais avec plus de rigueur les demandes afin de détecter toute fausse information ou document frauduleux. Une attention particulière est portée aux Études d’Impact sur le Marché du Travail (EIMT) dans le programme Entrée Express, souvent détourné pour faciliter l’obtention de la résidence permanente.
En réponse à cette fraude grandissante, le gouvernement a mis en place des sanctions plus sévères. Désormais, les consultants en immigration impliqués dans des pratiques frauduleuses risquent des amendes pouvant atteindre 1,5 million de dollars.
Le Canada s’efforce également de combattre la désinformation sur les permis d’études et les demandes d’asile. Le ministre Marc Miller insiste sur la nécessité d’accéder à des informations fiables et exhorte les demandeurs à consulter uniquement des consultants agréés, avocats spécialisés ou les sources officielles d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).
L’augmentation des refus de visas s’explique par plusieurs facteurs :
- Présence de documents frauduleux, cause majeure des rejets.
- Intervention de consultants en immigration non autorisés, entraînant des erreurs ou des fraudes.
- Déclarations incohérentes sur l’objectif du séjour, suscitant la méfiance des autorités.
- Manque de preuves financières solides, empêchant de justifier la capacité à subvenir à ses besoins.
- Absence de liens solides avec le pays d’origine, ce qui fait craindre un risque de non-retour après le séjour.
Les demandeurs sont invités à :
- Vérifier les qualifications des consultants en immigration avant de solliciter leurs services.
- Utiliser exclusivement les plateformes officielles du gouvernement canadien pour toute démarche.
- Signaler toute activité suspecte aux autorités compétentes.
Le ministre Marc Miller appelle à une vigilance accrue et rappelle l’importance de signaler toute tentative de fraude. Ce renforcement des contrôles vise à garantir que le système d’immigration canadien reste crédible et accessible aux candidats légitimes.









































