Burkina Faso : plus de 104 milliards FCFA pour renforcer le secteur énergétique
Le gouvernement burkinabè veut accélérer le renforcement des capacités énergétiques du pays. Réuni en Conseil des ministres le jeudi 10 septembre 2026 sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil a adopté un rapport autorisant le financement de plusieurs initiatives destinées à accroître la capacité énergétique nationale.
Plus de 104 milliards FCFA pour renforcer les capacités
Au titre du Ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, le projet mobilisera plus de 104 milliards de FCFA.
Selon le ministre Yacouba Zabré GOUBA, ce financement doit notamment permettre de renforcer les capacités opérationnelles de la SONABEL et de la nouvelle Agence Faso Vêenem.
L’objectif affiché est d’atteindre un taux d’électrification de 70 % à l’horizon 2030, tout en réduisant la dépendance du Burkina Faso vis-à-vis des approvisionnements énergétiques extérieurs.
Le programme prévoit également la mise à disposition des deux structures d’équipements et d’infrastructures modernes nécessaires à l’extension des réseaux de transport et de distribution d’électricité.
Vers une plus grande autonomie énergétique
À travers cet investissement, les autorités entendent renforcer la souveraineté énergétique du Burkina Faso, conformément aux orientations de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), qui place l’autonomie et la résilience au cœur de la stratégie de développement national.
L’augmentation des capacités énergétiques doit également accompagner l’activité économique. Un approvisionnement plus important et plus fiable en électricité peut soutenir la production industrielle, améliorer les conditions d’activité des PME et contribuer à l’attractivité du pays pour de nouveaux investissements.
L’électrification comme levier de développement
Le renforcement des réseaux doit aussi favoriser l’accès à l’électricité dans les zones rurales et périurbaines. Au-delà de l’activité économique, cette extension peut contribuer à améliorer l’accès aux services essentiels, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé.
La réduction de la dépendance énergétique extérieure constitue enfin un enjeu stratégique pour le pays. Elle doit permettre de renforcer la sécurité des approvisionnements et de consolider la résilience du système énergétique national.
Avec cet investissement de plus de 104 milliards de FCFA, le gouvernement entend ainsi agir simultanément sur les capacités des opérateurs, l’extension des infrastructures et l’accès à l’électricité, avec en ligne de mire un taux d’électrification de 70 % d’ici 2030.







