Burkina Faso : la COGEF et le CNRST scellent un partenariat pour rapprocher recherche et secteur privé
Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans le rapprochement entre la recherche scientifique et le monde de l’entreprise. La Confédération Générale des Entreprises du Faso (COGEF) et le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) ont signé, le 29 mai 2026 à Ouagadougou, un accord-cadre de coopération destiné à valoriser les résultats de la recherche au profit du tissu économique national.
À travers ce partenariat stratégique, les deux institutions ambitionnent de transformer les innovations issues des laboratoires en solutions concrètes capables de renforcer la compétitivité des entreprises burkinabè et de soutenir le développement économique du pays.
Faire de la recherche un moteur de croissance économique
Longtemps, les acteurs économiques ont dénoncé le faible niveau de collaboration entre les centres de recherche et les entreprises, entraînant une sous-exploitation des innovations développées par les chercheurs. Avec cet accord, la COGEF et le CNRST entendent créer des passerelles durables entre ces deux univers.
La convention vise notamment à promouvoir l’exploitation des résultats de la recherche scientifique par les entreprises nationales, à faciliter le transfert de technologies, de brevets et de savoir-faire, ainsi qu’à encourager le développement de projets de recherche appliquée répondant aux besoins réels du secteur privé.
Des actions concrètes pour rapprocher chercheurs et entrepreneurs
Pour assurer la réussite de cette coopération, les deux partenaires prévoient l’organisation régulière de rencontres, de cadres de concertation et d’initiatives communes.
Parmi les actions envisagées figurent la présentation des résultats de recherche aux membres de la COGEF ainsi que l’organisation de visites immersives au sein des instituts et centres de recherche du CNRST. L’objectif est de permettre aux chefs d’entreprise de mieux identifier les innovations et expertises susceptibles de répondre à leurs besoins de développement.
Le secteur privé mise sur l’innovation nationale
Pour le président de la COGEF, Idrissa Nassa, cette collaboration constitue un levier essentiel pour accélérer la transformation économique du Burkina Faso.
Selon lui, les entreprises ont aujourd’hui besoin d’une recherche scientifique davantage orientée vers les défis de la production, de la transformation locale, de l’industrialisation et de la création de valeur. En retour, les travaux scientifiques gagneraient à être davantage valorisés à travers des applications concrètes au service du développement.
« La science, l’innovation et l’entrepreneuriat constituent des leviers majeurs pour relever les défis du développement et construire un Burkina Faso résilient et prospère », a-t-il souligné.
Une contribution au développement socio-économique du pays
Le Délégué général du CNRST, Emmanuel Nanema, s’est également félicité de la signature de cette convention. Il estime que cet accord marque le début d’une collaboration prometteuse permettant de renforcer la contribution de la recherche scientifique au développement socio-économique du Burkina Faso.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par la COGEF depuis l’arrivée d’Idrissa Nassa à sa tête en décembre 2023. Le patronat burkinabè s’est doté d’un Plan Stratégique de Développement (PSD) 2025-2029, évalué à 3,5 milliards de FCFA, visant à faire du secteur privé un acteur central de la transformation économique du pays.
La signature de cet accord avec le CNRST constitue ainsi l’une des premières traductions concrètes de cette stratégie, qui place l’innovation, la recherche appliquée et le transfert de technologies au cœur du développement des entreprises burkinabè.







