L’initiative présidentielle de construction nationale Faso Mêbo confirme sa capacité de mobilisation financière. Au 30 janvier 2026, les contributions collectées atteignent 219 231 908 FCFA, selon les données officielles du ministère de l’Économie et des Finances. Un signal fort en faveur d’un mécanisme de financement endogène fondé sur l’engagement citoyen.
Cette performance illustre l’adhésion progressive des populations à Faso Mêbo, un dispositif inscrit dans la vision de la Révolution progressiste populaire. L’objectif est clair : renforcer la souveraineté économique du Burkina Faso en diversifiant les sources de financement des projets structurants et en réduisant la dépendance aux ressources extérieures.
Une mobilisation nationale portée par les régions
La ventilation des contributions met en évidence une participation active de l’ensemble du territoire. La région du Kadiogo arrive en tête avec 45 694 756 FCFA, suivie de Bankui (16 742 499 FCFA) et du Sourou (15 242 740 FCFA). Les régions de Guiriko, Nando et Djoro ont également franchi le seuil des 11 millions FCFA, confirmant une dynamique de mobilisation significative.
D’autres régions affichent une contribution relativement homogène, notamment Goulmou, Tannounyan, Nazinon, Yaadga, Nakambé, Soum, Koulsé et Sirba, avec des montants compris entre 10 et 11 millions FCFA. La Tapoa atteint 10 millions FCFA, tandis que l’Oubri et le Liptako enregistrent respectivement 7,6 millions FCFA et 2 millions FCFA.
Transparence et traçabilité des ressources
Afin de sécuriser les fonds et de renforcer la confiance des citoyens, l’ensemble des contributions a été effectué via la plateforme numérique Faso Arzeka et la Banque des Dépôts du Trésor. Ces canaux assurent la traçabilité des ressources et s’inscrivent dans une logique de bonne gouvernance financière et de transparence budgétaire.
Un levier pour financer les infrastructures
Les montants mobilisés dans le cadre de Faso Mêbo financement sont destinés à soutenir des projets structurants, notamment le désenclavement, le bitumage des voies et la modernisation urbaine. Dans son discours sur la situation de la Nation du 30 janvier 2026, le Chef de l’État a rappelé que cette initiative constitue un outil stratégique pour accélérer le développement des infrastructures tout en limitant le recours aux financements extérieurs.
Ce premier bilan confirme ainsi la volonté des Burkinabè de participer activement à la construction d’un État plus souverain, plus résilient et plus solidaire, en plaçant l’épargne et la contribution citoyenne au cœur de la stratégie de développement national.



























