Ouagadougou, Burkina Faso – Le Burkina Faso a franchi une nouvelle étape significative dans son processus d’industrialisation avec la pose de la première pierre de l’extension de l’usine de production de ciment de la société Ciments de l’Afrique (CIMAF). Cet événement, présidé par le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, marque le lancement d’un projet innovant visant à remplacer le clinker importé, un composant clé du ciment, par de l’argile calcinée produite localement.
L’usine CIMAF, située dans la zone industrielle de Kossodo à Ouagadougou, verra son infrastructure étendue pour inclure une nouvelle unité de production d’argile calcinée ainsi qu’une centrale solaire. Ce projet, dont l’investissement total s’élève à 33,3 milliards FCFA (environ 51 millions USD), est une réponse stratégique aux besoins énergétiques et industriels croissants du pays.
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L’argile calcinée, qui sera produite sur place, remplacera le clinker importé, permettant ainsi au Burkina Faso de réduire sa dépendance aux importations coûteuses et de valoriser ses ressources locales. Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de transformation industrielle nationale, visant à renforcer l’autonomie économique du pays.
Le projet CIMAF est non seulement une avancée industrielle, mais aussi un modèle de durabilité. L’installation d’une centrale solaire, intégrée à l’unité de production, permettra de réduire les coûts énergétiques et d’assurer une production plus écologique. Cette innovation soutient également la stratégie nationale de promotion des énergies renouvelables, essentielle dans un pays où l’accès à l’énergie demeure un défi.
Le Capitaine Ibrahim Traoré, dans son discours relayé par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Poda, a salué cette initiative comme un jalon clé dans la politique d’industrialisation du Burkina Faso. Il a encouragé les opérateurs économiques à poursuivre leurs investissements dans la transformation des matières premières locales, contribuant ainsi à la création d’une économie plus robuste et résiliente.
Le projet CIMAF devrait créer plus de 315 emplois directs et indirects, offrant ainsi des opportunités significatives à la jeunesse burkinabè. Anas Sefrioui, Président directeur général du Groupe CIMAF, a souligné l’engagement de son groupe à valoriser les ressources locales et à réduire la dépendance du pays aux matières premières importées. « L’argile calcinée que nous produirons ici servira de matière première alternative aux matières importées, notamment le clinker », a-t-il affirmé.
Avec un délai de réalisation de 24 mois, cette extension de l’usine CIMAF est un exemple concret de la manière dont le Burkina Faso mise sur l’industrialisation locale pour renforcer son économie nationale, tout en offrant une plus grande souveraineté économique.
L’initiative de CIMAF, appuyée par les autorités burkinabè, représente un pas en avant dans la transition industrielle du Burkina Faso. En misant sur l’argile calcinée et l’énergie solaire, ce projet illustre parfaitement la capacité du pays à innover et à maximiser ses ressources locales, tout en contribuant à la réduction des coûts du ciment pour les consommateurs et à la création d’emplois.
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