L’Assemblée Législative de Transition (ALT) du Burkina Faso a adopté, ce lundi 30 décembre 2024, quatre projets de loi majeurs. Parmi eux, une législation axée sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.
L’adoption de cette loi marque un tournant stratégique pour le Burkina Faso dans la lutte contre les flux financiers illicites et le financement du terrorisme. Ce texte vise à renforcer les contrôles sur les transactions financières et les activités économiques sensibles.
Le ministre de l’Économie, Aboubacar Nacanabo, a souligné l’importance de ce cadre juridique : « Cette loi nous permettra de geler les sources de financement du terrorisme. Les contrôles seront intensifiés sur les opérations bancaires, les changes, et les mouvements financiers dans les aéroports. »
Cette initiative s’inscrit dans les engagements internationaux du Burkina Faso pour contrer les menaces sécuritaires et économiques.
Un autre projet de loi adopté lors de cette séance interdit l’utilisation des emballages en plastique à usage unique, tout en prévoyant des dérogations pour des secteurs spécifiques, comme la santé, la recherche et l’agroalimentaire.
Selon Roger Barro, ministre de l’Environnement, cette loi entrera en vigueur dans six mois, et impose :
- Des dimensions standards pour les plastiques (44 cm x 70 cm).
- Une épaisseur minimale pour les sachets.
- Une interdiction stricte de brûler les emballages plastiques.
Les contrevenants risquent désormais une peine minimale de 6 mois d’emprisonnement et une amende allant de 500 000 FCFA à plusieurs millions.
Deux autres lois adoptées visent des enjeux sociopolitiques majeurs :
- Amnistie pour les événements des 15 et 16 septembre 2015 : Cette loi fixe les critères d’octroi de la grâce amnistiante, en favorisant justice et pacification nationale.
- Modification des armoiries nationales : Les symboles de l’État seront adaptés pour refléter les nouvelles aspirations du peuple burkinabè, en cohérence avec la loi constitutionnelle du 29 octobre 2024.
Ces quatre lois illustrent la volonté du Burkina Faso de relever des défis multiples : environnementaux, sécuritaires, économiques et symboliques. En adoptant des mesures concrètes et adaptées, le pays ambitionne d’établir une gouvernance plus robuste, capable de répondre aux exigences de transition et de développement durable.










































