Le Burkina Faso prévoit de mobiliser plus de 67 milliards de FCFA auprès de l’Association internationale de développement (IDA), une institution du Groupe de la Banque mondiale, pour renforcer l’autonomisation économique des ménages pauvres et améliorer la protection sociale. Ce financement de 120 millions de dollars est destiné au Projet d’autonomisation économique des ménages pauvres et vulnérables pour la résilience et la protection sociale adaptative (PARPS).
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, l’accord de financement a été signé le 14 juillet 2026. Le gouvernement a ensuite approuvé un projet d’ordonnance autorisant sa ratification, une étape de la procédure nécessaire à la mise en œuvre du programme.
120 000 ménages ciblés sur cinq ans
Prévu pour une durée de cinq ans, le PARPS doit être déployé sur l’ensemble du territoire national. Il vise à renforcer les capacités économiques des populations vulnérables en favorisant leur organisation collective et leur accès aux activités génératrices de revenus.
Le programme prévoit notamment l’organisation de 120 000 ménages en coopératives communautaires, la création de 4 800 coopératives et la mise en place de 1 200 unités économiques locales destinées à soutenir les activités de production et de transformation.
Ces initiatives doivent permettre aux bénéficiaires de développer des activités économiques, de renforcer leurs moyens de subsistance et de mieux résister aux chocs susceptibles de fragiliser leurs revenus.
Des infrastructures de stockage pour soutenir les activités économiques
Le projet prévoit également des investissements dans les infrastructures de stockage, afin d’accompagner les activités productives et de transformation.
Le programme comprend la construction de six magasins d’une capacité de 5 000 tonnes chacun, de deux entrepôts modernes et de 20 magasins pouvant accueillir chacun 1 000 tonnes.
Ces infrastructures représentent une capacité de stockage cumulée de 53 000 tonnes, hors éventuelles capacités supplémentaires des entrepôts modernes, dont les volumes n’ont pas été précisés.
Le développement de ces équipements doit contribuer à améliorer les conditions de conservation des produits et à soutenir les circuits économiques locaux. Leur efficacité dépendra notamment de leur localisation, de leur accessibilité et de leur articulation avec les activités des coopératives et des unités économiques.
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Six régions prioritaires pour le déploiement
La mise en œuvre du PARPS accordera une priorité aux régions des Koulsé, de Yaadga, du Nakambé, de Nando, des Bankui et du Sourou. Le déploiement tiendra compte de la progression du Registre social unique, destiné à faciliter l’identification et le ciblage des ménages vulnérables.
Cette approche vise à mieux orienter les interventions vers les populations qui en ont le plus besoin et à renforcer la cohérence des dispositifs de protection sociale.
En combinant organisation communautaire, développement d’activités économiques et infrastructures de stockage, le programme entend agir sur plusieurs facteurs de vulnérabilité des ménages.
Un financement encore soumis à la procédure de ratification
Le financement de 120 millions de dollars, composé d’un prêt et d’un don, constitue un appui destiné à renforcer les mécanismes d’autonomisation économique et de protection sociale au Burkina Faso.
L’approbation du projet d’ordonnance par le Conseil des ministres constitue une étape de la procédure de ratification de l’accord signé en juillet 2026. Le financement doit encore suivre les étapes institutionnelles prévues avant sa mise en œuvre effective.
Les résultats du programme dépendront notamment de la capacité à identifier les bénéficiaires, à mettre en place les coopératives et les unités économiques prévues, et à assurer la gestion durable des infrastructures.
À terme, les autorités burkinabè ambitionnent de renforcer la résilience des ménages pauvres et vulnérables en améliorant leur accès aux opportunités économiques et leur capacité à faire face aux chocs. Le PARPS s’inscrit ainsi dans une démarche visant à associer protection sociale et développement des activités productives locales.







