Le patronat du Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa structuration. La Confédération Générale des Entreprises du Faso a adopté un Plan stratégique de développement (PSD) 2025-2029, dont la mise en œuvre nécessitera une enveloppe globale de 3,5 milliards FCFA.
Porté par Idrissa Nassa, président du patronat, ce plan vise à transformer l’organisation en une véritable force de proposition au service de l’économie nationale.
Un patronat en quête de transformation
Depuis son élection en octobre 2023, Idrissa Nassa ambitionne de bâtir un patronat plus influent et structuré, capable de jouer un rôle moteur dans le développement économique du pays.
Adopté le 17 juillet 2025, le PSD constitue désormais la feuille de route stratégique de la COGEF pour les cinq prochaines années.
Cinq axes pour structurer l’action
Le plan repose sur cinq priorités majeures :
- redynamiser et autonomiser financièrement la COGEF ;
- renforcer le dialogue avec l’administration publique et les partenaires sociaux ;
- développer les capacités des PME/PMI ;
- élargir les partenariats à l’international ;
- promouvoir des activités innovantes au sein du patronat.
Ces orientations visent à faire du secteur privé un pilier central de la croissance et de la souveraineté économique.
Innovation et transformation digitale au cœur du dispositif
Le PSD prévoit plusieurs initiatives structurantes, notamment :
- la création d’une plateforme de formation en ligne ;
- la mise en place d’un club d’affaires et de réseautage ;
- l’organisation des « Journées du patronat burkinabè » ;
- le lancement d’un baromètre de maturité numérique des entreprises ;
- la promotion de l’intelligence artificielle et de la transformation digitale.
D’autres actions incluent la valorisation de la recherche, la création d’un prix de l’innovation et l’organisation d’un forum sur la RSE et le changement climatique.
PME, jeunes et femmes au centre des priorités
Le plan accorde une attention particulière aux PME, aux jeunes entrepreneurs et aux femmes. Il prévoit :
- des programmes de formation au numérique ;
- des dispositifs d’incubation et de mentorat ;
- un accompagnement vers des sources de financement ;
- une plateforme de mise en relation entre entreprises et partenaires.
L’objectif est de favoriser l’inclusion économique et de stimuler l’entrepreneuriat local.
Un enjeu de mobilisation et de gouvernance
La réussite du PSD dépendra de plusieurs facteurs clés, notamment :
- la mobilisation des membres du patronat ;
- l’efficacité du dispositif de suivi-évaluation ;
- le soutien de l’État dans la promotion du secteur privé.
Aligné sur les priorités nationales, ce plan stratégique ambitionne de positionner le patronat burkinabè comme un acteur incontournable de la transformation économique du pays à l’horizon 2029.







