Burkina Faso : la COGEF signe un accord de 2,6 milliards FCFA pour booster la formation professionnelle des jeunes et des femmes
Le patronat burkinabè franchit une nouvelle étape stratégique dans son engagement en faveur de l’emploi et du développement des compétences. Le 17 février 2026 à Ouagadougou, M. Idrissa NASSA, Président de la Confédération Générale des Entreprises du Faso (COGEF), a signé un accord tripartite de financement du Projet de Renforcement de la Formation et de l’Insertion Professionnelles des Jeunes et des Femmes (PREFIP-JF).
D’un montant global de plus de 2,6 milliards de FCFA, cet accord marque un tournant majeur dans la structuration de la formation technique et professionnelle au Burkina Faso.
Un partenariat stratégique pour lutter contre le chômage des jeunes
La signature de l’accord de financement a réuni trois acteurs clés :
- Le Pr. Moumouni ZOUNGRANA, Ministre de l’Enseignement Secondaire et de la Formation Professionnelle et Technique ;
- Mme Stefanie BURRI, Cheffe de Coopération du Bureau de la Coopération Suisse et Agence consulaire au Burkina Faso ;
- M. Idrissa NASSA, Président de la COGEF.
À travers cet engagement tripartite, l’État burkinabè, le secteur privé et la coopération internationale unissent leurs forces pour apporter des réponses concrètes aux défis persistants du chômage et du sous-emploi des jeunes et des femmes.
Le PREFIP-JF ambitionne de renforcer la chaîne de valeur de l’enseignement technique et professionnel dans plusieurs branches professionnelles et corps de métiers, avec un accent particulier sur la qualité et l’accès aux apprentissages informels.
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2,6 milliards FCFA pour moderniser la formation professionnelle
Le projet vise notamment à :
- Améliorer la qualité des formations techniques et professionnelles ;
- Adapter les curricula aux besoins réels des entreprises ;
- Développer des formations duales combinant apprentissage théorique et immersion en entreprise ;
- Faciliter l’insertion professionnelle durable des jeunes et des femmes.
Ce modèle de formation duale constitue un levier stratégique pour rapprocher l’offre de formation des exigences du marché du travail, souvent pointées comme un maillon faible du système éducatif.
Le secteur privé au cœur du dispositif
Dans son intervention, le Président de la COGEF a souligné que le secteur privé demeure un acteur clé dans la construction des compétences nationales. Selon lui, l’implication active des entreprises permettra :
- De garantir la pertinence des programmes de formation ;
- D’encourager l’apprentissage en milieu professionnel ;
- De stimuler la création d’emplois durables ;
- De renforcer la compétitivité des entreprises burkinabè.
Cette approche collaborative confirme la montée en puissance du patronat burkinabè comme partenaire stratégique des politiques publiques d’emploi et de formation.
Un signal fort pour l’économie burkinabè
Au-delà du financement, cet accord symbolise une vision partagée : faire de la formation professionnelle un pilier du développement économique et social du Burkina Faso.
En misant sur le renforcement des compétences techniques et l’amélioration de l’employabilité, le PREFIP-JF pourrait contribuer à :
- Réduire le chômage structurel ;
- Accroître la productivité des entreprises ;
- Favoriser l’entrepreneuriat local ;
- Soutenir une croissance inclusive.
Avec cet engagement de plus de 2,6 milliards FCFA, la COGEF confirme son rôle moteur dans la transformation du capital humain burkinabè et dans la construction d’un écosystème de formation plus performant, inclusif et orienté vers l’emploi.







