Le Burkina Faso s’apprête à bénéficier d’un financement de 102 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), dans le cadre du Projet de protection du capital humain (PPCH). Cette initiative vise à soutenir les services essentiels en santé et éducation, des secteurs grandement affectés par l’insécurité.
Ce projet, approuvé par le gouvernement en septembre dernier, a pour ambition de garantir des soins de santé gratuits pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, tout en renforçant la couverture vaccinale à travers l’utilisation du vaccin pentavalent. Le volet éducatif du programme permettra également de s’assurer que tous les élèves puissent passer leurs examens et que les enseignants soient correctement formés et certifiés.
Financé par la Banque mondiale via l’IDA, le PPCH s’inscrit dans la stratégie de l’institution pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, visant à améliorer les services publics et renforcer le contrat social. Ce programme est particulièrement crucial dans le contexte de la crise sécuritaire qui fragilise ces secteurs.
D’après les statistiques de l’Institut national des statistiques du Burkina Faso (INSD), le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans était de 48 % en 2021, tandis que le taux d’alphabétisation des plus de 15 ans stagnait à 29,7 % en 2019. Le financement de l’IDA s’avère donc vital pour protéger ces secteurs.
Cependant, la ratification de cet accord par le Parlement reste attendue pour permettre la mise en œuvre du projet dans les mois à venir.









































