Bénin : le refus des billets et pièces CFA désormais puni par la loi
Le Bénin durcit sa législation monétaire. Les députés béninois ont adopté une réforme visant à sanctionner le refus d’acceptation des billets et pièces émis par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, y compris les coupures légèrement détériorées mais toujours reconnues comme valides.
À travers cette réforme, les autorités béninoises veulent mettre fin aux pratiques de refus de certains billets ou pièces en circulation, souvent observées dans les marchés, commerces et transports.
Des sanctions contre les refus de billets CFA
Le nouveau texte prévoit des sanctions financières et pénales contre les personnes ou commerçants qui refusent d’accepter la monnaie ayant cours légal dans l’espace de l’Union monétaire ouest-africaine.
Sont également visées les pratiques consistant à imposer des frais abusifs pour l’échange de billets ou de pièces, notamment lorsqu’il s’agit de coupures jugées sales, froissées ou légèrement endommagées.
Selon les autorités, ces comportements perturbent les transactions quotidiennes, compliquent les échanges commerciaux et fragilisent la confiance dans le franc CFA.
Renforcer la confiance dans le franc CFA
Avec cette réforme, le gouvernement béninois entend rappeler que les billets et pièces émis par la BCEAO constituent la seule monnaie légale dans les pays membres de l’UMOA et doivent être acceptés pour tout paiement.
Les autorités souhaitent également lutter contre certaines pratiques devenues fréquentes dans les commerces, où des clients se voient refuser des billets pourtant authentiques ou contraints de payer des frais pour obtenir des coupures jugées « propres ».
Une mesure pour fluidifier les transactions
Cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large de fluidifier les échanges économiques et de protéger les consommateurs.
Dans plusieurs pays de l’espace UMOA, la BCEAO multiplie depuis plusieurs années les campagnes de sensibilisation afin de rappeler les règles d’utilisation des billets et pièces en circulation.
Les billets légèrement usés ou froissés restent valables tant que leurs éléments de sécurité permettent de les authentifier.







