Après plus d’un an de mesures exceptionnelles. Dans un avis officiel daté du 3 avril 2025 (n°005-04-2025), la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a mis fin à la dérogation temporaire accordée au Niger en janvier 2024. Cette décision marque une étape décisive dans la normalisation des relations financières entre Niamey et le marché régional.
En janvier 2024, à la suite des troubles politiques et des tensions économiques, la BCEAO avait autorisé les établissements de crédit à considérer les titres publics nigériens comme des créances saines, et ce malgré l’incertitude. Cette mesure dérogatoire, actée par l’Avis n°002-01-2024, visait à protéger la stabilité du système bancaire dans l’ensemble de l’UMOA, en évitant une détérioration brutale des bilans bancaires exposés aux obligations de l’État nigérien.
La levée de cette dérogation confirme le retour progressif de la confiance autour des finances publiques du Niger. Désormais, les titres émis par le pays sont soumis aux mêmes règles comptables et prudentielles que ceux des autres États membres de l’Union monétaire ouest-africaine. Il s’agit d’un signal positif pour les investisseurs, les marchés régionaux et les partenaires institutionnels, qui y verront une preuve de stabilisation politique et budgétaire.
Cette décision traduit également l’engagement de la BCEAO à maintenir une régulation homogène au sein de l’espace UEMOA, tout en soutenant les pays membres dans les phases de transition délicates. Le Niger, en retrouvant sa place pleine et entière dans la gestion commune des politiques monétaires et financières, franchit ainsi un cap important vers le rétablissement de sa crédibilité économique.







