La Banque africaine de développement (BAD) et le Groupe de coordination arabe (ACG) ont décidé de renforcer fortement leur coopération afin d’attirer davantage d’investissements à long terme en Afrique. Un nouvel accord a été scellé le 13 janvier à Abidjan, marquant une étape importante dans les relations entre les deux institutions.
L’objectif est clair : passer d’une collaboration ponctuelle à un véritable partenariat de co-investissement, mieux structuré et planifié, capable de mobiliser des montants beaucoup plus importants pour soutenir le développement du continent.
Lors d’une consultation de haut niveau, les dirigeants de la BAD et de l’ACG ont adopté une Déclaration commune. Ce document définit les bases politiques et opérationnelles de cette nouvelle phase de coopération. Cette initiative intervient dans un contexte difficile pour de nombreux pays africains, confrontés à un manque de financements pour le développement, alors que les besoins restent énormes.
Les deux partenaires veulent concentrer leurs efforts sur des secteurs clés, notamment :
l’énergie,
la lutte contre le changement climatique,
la sécurité alimentaire,
l’intégration régionale,
et le développement du secteur privé.
La Déclaration prévoit la mise en place, d’ici juillet 2026, d’un cadre de financement commun. Celui-ci devra préciser comment les projets seront cofinancés, comment les projets seront sélectionnés et suivis, et comment les deux groupes coordonneront leurs actions de manière régulière.
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Le texte souligne également le rôle important du Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel de la BAD, qui soutient principalement les pays à faible revenu et les États fragiles. Les partenaires souhaitent renforcer les synergies entre le FAD et les institutions membres du Groupe de coordination arabe.
Au cœur de ce partenariat, il y a une ambition majeure : combiner les ressources financières de la BAD et de l’ACG pour attirer plus facilement des financements publics et privés. Cela passe par le partage de leurs capacités financières, de leur expertise technique et de leurs réseaux nationaux, afin de rendre les projets africains plus attractifs et plus solides sur le long terme.
Cette initiative s’inscrit dans la vision stratégique de la BAD, notamment son projet de Nouvelle architecture financière africaine (NAFA). Cette approche vise à renforcer la souveraineté financière de l’Afrique en mieux reliant les banques de développement, les marchés financiers et les investisseurs privés.
Au-delà des aspects techniques, ce partenariat envoie un signal fort : les bailleurs arabes souhaitent renforcer et mieux coordonner leur engagement en Afrique. Pour les pays africains, cela ouvre la voie à des financements mieux adaptés à leurs priorités et à la hauteur des défis économiques et sociaux du continent.








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