Algérie : première société de capital-risque universitaire agréée à l’Université Alger 3
L’Algérie franchit une étape inédite dans la réforme de l’enseignement supérieur et le soutien à l’innovation. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, accompagné du ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a remis le premier agrément à une société de capital-risque à caractère universitaire, au profit de la Société d’investissement financier de l’Université Alger 3, dotée d’un capital de 188,8 millions de dinars.
Un jalon pour l’université et le marché financier
Selon le ministre Baddari, cet événement marque une première nationale et s’inscrit dans le processus de réforme de l’université algérienne, permettant à cette institution de devenir un acteur productif capable de contribuer au financement du développement.
Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a souligné que cette initiative pionnière ouvre l’université au domaine de l’investissement financier, renforce la culture de l’initiative et démontre la maturité des compétences nationales pour soutenir une économie diversifiée, durable et innovante.
Soutien à l’innovation et rôle de fonds de fonds
La COSOB (Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse) a confirmé que cet agrément constitue une étape cruciale dans la modernisation du marché financier algérien, garantissant transparence, efficacité et protection des investisseurs, tout en renforçant la confiance dans le climat des affaires.
Pour sa part, le recteur de l’Université Alger 3, Khaled Rouaksi, a précisé que cette société ouvre la voie à la création d’un réseau national de fonds de capital-risque universitaires, destiné à soutenir les projets innovants dans le milieu universitaire.
La société jouera également le rôle de « fonds de fonds », en investissant aux côtés des fonds universitaires existants et en supervisant leur gestion. Cette approche vise à coordonner les efforts, mobiliser les ressources financières disponibles et renforcer la complémentarité entre les acteurs de l’écosystème de l’innovation universitaire.
Une orientation stratégique de l’État
L’agrément fait suite à la promulgation du cadre réglementaire relatif aux organismes de placement collectif à capital-risque (OPCR). Il illustre la volonté de l’État algérien de favoriser l’économie du savoir et de promouvoir l’innovation au sein du milieu universitaire, tout en renforçant l’interface entre l’université et le développement économique national.
Cette initiative inédite ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour l’investissement universitaire, la valorisation des projets innovants et le renforcement de l’écosystème financier en Algérie.







