Les startups africaines de la fintech ont levé un total de 1,034 milliard USD en 2024, représentant 47 % des capitaux investis dans l’écosystème des startups du continent. Ce chiffre marque une progression par rapport à 2023, où la part des fintechs s’élevait à 42 %, selon les données récemment publiées par la plateforme « Africa: The Big Deal ».
Parmi les levées de fonds les plus importantes de l’année :
- 250 millions USD pour le sud-africain Tyme ;
- 157,5 millions USD pour l’égyptien MNT-Halan ;
- 110 millions USD pour le nigérian Moniepoint.
Ces financements démontrent l’importance croissante des solutions de paiement et des services financiers numériques sur le continent. En effet, les fintechs continuent d’attirer des investisseurs grâce à leur capacité à répondre aux défis d’inclusion financière en Afrique.
Le secteur énergétique se place au deuxième rang, avec 440 millions USD levés en 2024, soit 20 % des montants investis. Toutefois, ce domaine a enregistré une baisse de 42 % par rapport à l’année précédente, en raison de la réduction des financements dans des sous-secteurs tels que l’agriculture et l’alimentation (-44 %) ou encore les soins de santé (-61 %).
En revanche, le secteur de la logistique et du transport est le seul à avoir connu une croissance, avec 288 millions USD levés, contre 271 millions USD en 2023 (+6 %). Des acteurs comme le nigérian Moove, le kenyan Basigo et le béninois Spiro ont attiré à eux seuls 75 % des fonds alloués à ce domaine.
Bien que la fintech demeure dominante, elle fait face à une baisse continue des montants globaux levés depuis 2021 :
- 2,4 milliards USD en 2021 ;
- 1,8 milliard USD en 2022 ;
- 1,2 milliard USD en 2023.
Pour rester compétitives, les fintechs africaines devront innover, renforcer leur rentabilité et explorer de nouveaux marchés.
En 2024, les trois secteurs principaux (fintech, énergie, logistique/transport) ont concentré 80 % des investissements. Les autres secteurs tels que l’agri-tech, la food-tech, la health-tech et l’ed-tech continuent de subir une contraction des financements. Néanmoins, l’Afrique reste un terreau fertile pour les investisseurs, avec des opportunités croissantes dans les solutions technologiques adaptées aux besoins locaux.



























