La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) continue de briller sur le continent. À fin septembre 2024, l’institution a réalisé un bénéfice net de 642,2 millions USD, en hausse de 23% par rapport à la même période en 2023. Cette performance a été soutenue par une augmentation de 23,54% des revenus bruts, qui se chiffrent désormais à 2,3 milliards USD, selon les résultats intermédiaires partagés par Sika Finance.
La principale source de cette progression provient des revenus d’intérêts, en hausse de 24,62%, grâce aux prêts et avances accordés aux clients, ainsi qu’à une augmentation des commissions liées aux services rendus.
- Secteurs clés financés :
- Le secteur pétro-gazier représente désormais 20,53% du portefeuille global, contre 18,55% l’année précédente.
- Les prêts aux gouvernements ont progressé à 9,39%, tandis que d’autres secteurs comme la santé (2,07%), les télécoms (1,96%) et la construction (4,3%) ont enregistré des baisses.
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Une gestion stratégique des liquidités
Malgré une hausse des prêts, le total du bilan d’Afreximbank s’est réduit à 32,2 milliards USD, principalement en raison d’une diminution de la trésorerie. L’institution justifie cette décision par une stratégie visant à :
- Faire face aux échéances obligataires avec des ressources internes.
- Réduire les coûts associés à la détention de liquidités excédentaires.
Coûts maîtrisés et renforcement des fonds propres
- Les charges d’exploitation ont augmenté de 23,47%, atteignant 234,8 millions USD. Cependant, le ratio coûts/revenus demeure faible à 17,12%, témoignant d’une gestion efficace.
- Les fonds propres ont progressé de 7,96%, atteignant 6,6 milliards USD, grâce à une partie des bénéfices et à de nouveaux apports en capitaux propres de la part des actionnaires.
Avec une stratégie orientée vers le financement des secteurs clés et une gestion prudente des ressources, Afreximbank continue de renforcer sa position en tant que moteur de développement économique en Afrique. L’institution reste bien placée pour répondre aux besoins croissants de financement sur le continent tout en maintenant des indicateurs financiers solides.







