L’AES et le Togo veulent faciliter les échanges commerciaux
Les administrations douanières du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo travaillent à renforcer leur coopération pour faciliter les échanges commerciaux entre leurs territoires. Réunis à Ouagadougou du 12 au 14 octobre 2026, les experts des quatre pays doivent finaliser le projet de décision instituant un régime tarifaire préférentiel confédéral.
Les travaux ont été ouverts par Yves Kafando, directeur général des Douanes du Burkina Faso. Ils portent notamment sur les règles d’origine des marchandises et les procédures de certification permettant d’établir leur origine confédérale.
L’objectif est de définir un cadre commun susceptible de faciliter la circulation des marchandises, tout en harmonisant les pratiques des administrations douanières concernées.
Les règles d’origine au cœur des discussions
La définition des règles d’origine constitue un élément central du futur régime tarifaire préférentiel. Elle doit permettre de déterminer les marchandises pouvant bénéficier du traitement préférentiel envisagé, selon des critères et des procédures à préciser.
Les experts doivent également examiner les modalités de certification de l’origine confédérale des produits. Ces mécanismes seront importants pour encadrer l’application du régime et permettre aux administrations douanières de vérifier l’éligibilité des marchandises.
Toutefois, les informations communiquées ne précisent pas encore les taux de droits de douane envisagés, les catégories de produits concernées ni la date d’entrée en vigueur du dispositif.
Lire aussi : AES : les experts préparent une nouvelle feuille de route pour l’intégration économique
L’interconnexion douanière et le renforcement des capacités au programme
Au-delà du régime tarifaire préférentiel, les discussions portent sur plusieurs chantiers destinés à améliorer la coopération entre les administrations.
Les experts doivent notamment examiner :
- la mise en œuvre des recommandations issues de leur précédente réunion, organisée à Bamako les 2 et 3 octobre 2025 ;
- l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers ;
- l’adoption de textes communautaires ;
- le renforcement des capacités des administrations douanières, avec l’appui de l’Institut des finances publiques du Burkina Faso.
L’interconnexion des systèmes informatiques figure parmi les axes de travail visant à améliorer les échanges d’informations entre les administrations. Associée à l’harmonisation des procédures, elle pourrait contribuer à fluidifier le traitement des opérations douanières et à renforcer leur suivi.
Une réunion préparatoire avant celle des directeurs généraux des Douanes
La rencontre des experts doit préparer la cinquième réunion des directeurs généraux des Douanes de l’AES, prévue les 15 et 16 octobre 2026 à Ouagadougou.
À l’ouverture des travaux, Yves Kafando a plaidé pour une coopération renforcée entre les administrations douanières des pays concernés. Les objectifs affichés sont d’harmoniser les procédures, de fluidifier les échanges commerciaux et de sécuriser les recettes publiques.
À l’issue des discussions, les experts doivent soumettre leurs recommandations aux directeurs généraux des Douanes des pays concernés ainsi qu’au commissaire général de l’Office togolais des recettes (OTR).
Cette étape doit permettre aux responsables des administrations de se prononcer sur les propositions préparées et sur les suites à donner aux différents chantiers de coopération.
Le Togo participe à la coopération douanière avec l’AES
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont créé la Confédération des États du Sahel en juillet 2024, après leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
Le Togo, qui ne fait pas partie de l’AES, prend néanmoins part à cette concertation douanière. Sa participation s’inscrit dans une démarche de coopération régionale visant à faciliter les échanges commerciaux et à rapprocher les pratiques des administrations concernées.
La préparation du régime tarifaire préférentiel constitue ainsi l’un des volets de cette coopération. Sa portée concrète dépendra notamment du contenu final du texte, des conditions d’application retenues et de son adoption par les autorités compétentes.
Les travaux engagés à Ouagadougou visent à poser les bases d’un régime tarifaire préférentiel entre les pays de l’AES et le Togo, tout en renforçant l’harmonisation des procédures douanières et l’interconnexion des systèmes informatiques.
La réunion des directeurs généraux des Douanes, prévue les 15 et 16 octobre 2026, constituera la prochaine étape de ce processus. Les modalités précises du régime et ses effets sur les échanges restent toutefois à déterminer.







