Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé un plan de relance économique ambitieux pour la région de la Casamance, située au sud du Sénégal. Doté d’un budget de 53,6 milliards de francs CFA, ce programme vise à réhabiliter et développer les régions de Ziguinchor, Sédhiou, et Kolda, gravement touchées par plusieurs décennies de conflit.
Ce plan, d’une durée de deux ans, s’inscrit dans une stratégie de redynamisation des infrastructures de base, tout en rétablissant les services de l’État dans les zones dévastées. Les efforts déployés visent à reconstruire l’économie de la Casamance, fragilisée par les répercussions de la rébellion casamançaise, qui a éclaté dans les années 1980. Ce conflit avait conduit de nombreuses populations à fuir leurs foyers, créant un vide économique important.
Ousmane Sonko a déclaré que ce plan national était élaboré « en partenariat avec les acteurs locaux », avec pour objectif de restaurer l’équilibre socio-économique de la région.
Pour piloter ce plan, le gouvernement s’appuiera sur l’Agence Nationale pour la Relance des Activités Économiques et Sociales en Casamance, qui coordonnera les différentes phases de reconstruction. Les infrastructures clés, telles que les routes, les écoles et les services publics, seront au cœur des priorités afin de permettre le retour de la normalité dans ces zones sinistrées.
Par ailleurs, des avancées importantes ont été réalisées dans le domaine de la sécurité, grâce à l’intervention de l’armée sénégalaise, qui a permis le retour des populations dans 197 villages, représentant plus de 5 600 familles. Cependant, 33 villages (environ 992 familles) n’ont pas encore pu revenir en raison des impacts persistants du conflit.
Ce programme de relance vise à renforcer la paix dans cette région historiquement instable, tout en soutenant la reconstruction des activités économiques. Avec un engagement financier important et une mobilisation des acteurs locaux, le gouvernement espère relancer une région qui a longtemps été marginalisée en raison de la violence et des tensions politiques.
La relance de l’économie casamançaise représente un pas significatif vers une stabilisation durable, un développement inclusif, et la création d’opportunités pour les communautés locales, touchées par des décennies de conflit.







