La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a publié, le 30 septembre 2024, un rapport indiquant que l’inflation dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s’est maintenue à 4,4% en août 2024, identique à celle des mois de juin et juillet. Cette stabilité reflète des dynamiques contrastées entre plusieurs composantes de l’économie régionale.
Des secteurs à la baisse et à la hausse
La baisse des prix dans les secteurs du logement (+4% en août contre +4,5% en juillet) et des transports (+0,8% contre +1,1%) a contribué à freiner la montée de l’inflation. En revanche, l’augmentation des prix des denrées alimentaires (+6,8% contre +6,5%) a contrebalancé ces effets.
L’inflation sous-jacente, excluant les produits alimentaires frais et énergétiques, a légèrement reculé, atteignant 2,5% en août contre 2,6% en juillet.
Voir aussi : UEMOA : l’inflation a atteint 4,1% au deuxième trimestre de 2024, selon la BCEAO
Évolution par pays membres de l’UEMOA
Les taux d’inflation varient selon les pays membres de l’Union. Le Sénégal et le Niger se démarquent avec des baisses significatives. Le Sénégal a enregistré une inflation négative à -1,9%, consolidant ainsi la baisse observée depuis plusieurs mois. Le Niger, quant à lui, a vu son inflation chuter à 10,2% en août, en recul de 4,7 points.
Dans les autres pays de l’Union, la tendance est à la hausse :
- Bénin : +2 points à 3%
- Burkina Faso : +1,4 point à 5,7%
- Mali : +0,8 point à 6,2%
- Guinée-Bissau : +0,8 point à 3,8%
- Côte d’Ivoire : +0,5 point à 4,5%
- Togo : +0,2 point à 4,2%
Perspectives économiques
Cette stabilité de l’inflation à 4,4% est le reflet de tensions modérées sur les prix au sein de l’UEMOA, malgré des pressions sur les denrées alimentaires. La situation dans des pays comme le Sénégal, où l’inflation est négative, offre des perspectives encourageantes, notamment pour la consolidation du pouvoir d’achat.
Les autorités monétaires continueront de surveiller attentivement les variations de prix, particulièrement dans les secteurs sensibles comme l’alimentation, où les fluctuations pourraient peser sur les populations vulnérables.








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