Deux nouveaux cadres de partenariat au cœur de la mission
Le vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, effectue une visite officielle au Burkina Faso du 1er au 3 octobre 2026, avant de se rendre en Guinée du 3 au 6 octobre.
Cette mission intervient dans le cadre du lancement des nouveaux Cadres de partenariat-pays (CPP) du Groupe de la Banque mondiale avec les deux États. Ces documents définissent les principaux axes de coopération entre l’institution et les gouvernements pour les prochaines années.
Au-delà du lancement officiel, la mission prévoit des rencontres avec les autorités des deux pays, mais aussi avec des représentants du secteur privé, de la société civile et des partenaires au développement.
Burkina Faso : emploi, services sociaux et productivité agricole
Au Burkina Faso, le CPP 2026-2031 s’articule autour de plusieurs priorités : la création d’emplois, l’amélioration des services sociaux de base, l’accès à l’électricité et l’amélioration de la productivité agricole.
La Banque mondiale indique que ce cadre vise notamment à soutenir la reprise du pays en s’appuyant sur les priorités nationales de développement. Le document prévoit trois grands objectifs : améliorer les services de santé et d’éducation de manière plus équitable, accroître l’accès à l’électricité et renforcer la productivité agricole ainsi que la sécurité alimentaire.
Le cadre est également aligné sur le Plan national de développement (PND) 2026-2030 – RELANCE. La Banque mondiale précise que son approche mobilisera notamment les ressources de l’IDA ainsi que les instruments de l’IFC et de la MIGA pour soutenir les investissements publics et privés.
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Guinée : transformer le potentiel de Simandou en emplois
En Guinée, le CPP 2027-2033 place la création d’emplois au centre de la stratégie.
Le cadre repose sur quatre résultats prioritaires : le renforcement de la gestion budgétaire, l’amélioration du capital humain, l’accès aux infrastructures énergétiques et de transport, ainsi que l’augmentation des investissements privés créateurs d’emplois.
Cette stratégie est directement articulée avec la vision nationale Simandou 2040. La Banque mondiale entend notamment accompagner la Guinée dans la transformation des revenus issus du développement minier en investissements dans les infrastructures, les compétences, les secteurs productifs et les emplois.
Le nouveau CPP prévoit ainsi une approche intégrée autour du corridor de Simandou, avec l’ambition de faire des infrastructures minières et logistiques des supports d’une activité économique plus large, notamment dans l’agriculture, les transports et les services.
Lire aussi : Guinée : le CNT adopte le programme « Simandou 2040 »
Un accent commun sur le capital humain et le secteur privé
Malgré des contextes nationaux différents, les deux cadres présentent plusieurs axes communs : création d’emplois, développement du capital humain, infrastructures, agriculture et mobilisation du secteur privé.
Au Burkina Faso, l’accent est notamment mis sur l’accès à l’électricité, l’agriculture et les services sociaux essentiels. En Guinée, la Banque mondiale met davantage en avant la gouvernance économique, les infrastructures et la mobilisation de l’investissement privé autour des opportunités liées à Simandou.
Cette orientation traduit une volonté de renforcer le lien entre financement du développement et résultats économiques concrets, notamment en matière d’emploi.
« Ces nouveaux partenariats traduisent une ambition simple : faire en sorte que la croissance crée davantage d’emplois et améliore concrètement la vie des populations », a déclaré Ousmane Diagana dans le cadre de cette mission.
La mobilisation des financements au-delà de l’aide publique
La stratégie de la Banque mondiale ne repose pas uniquement sur les financements de l’Association internationale de développement (IDA).
Au Burkina Faso, le nouveau cadre prévoit notamment une mobilisation coordonnée des instruments de l’IDA, de la Société financière internationale (IFC) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), afin de favoriser également les investissements privés.
En Guinée, cette approche « One World Bank Group » doit également associer l’IDA, l’IFC et la MIGA. Le premier volet du CPP prévoit une allocation indicative d’environ 471 millions de dollars au titre de l’IDA21 pour les trois premières années, selon la Banque mondiale.
La Guinée dispose par ailleurs d’un portefeuille actif de projets de la Banque mondiale dépassant 1,2 milliard de dollars, selon la page consacrée au CPP.
Ousmane Diagana attendu auprès des différents acteurs
Au cours de sa tournée, Ousmane Diagana doit échanger avec les plus hautes autorités du Burkina Faso et de la Guinée ainsi qu’avec les acteurs économiques et institutionnels.
Ces discussions doivent permettre d’aborder les conditions de mise en œuvre des nouveaux cadres de partenariat et les moyens de traduire leurs priorités en projets et réformes.
Pour le Groupe de la Banque mondiale, l’enjeu est de faire des nouveaux CPP des instruments opérationnels capables de soutenir les priorités nationales tout en renforçant la création d’emplois, l’inclusion économique et la résilience.







