BDEAC : la note Ba3 reconduite par Moody’s
La Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BDEAC) conserve sa note de crédit Ba3, assortie d’une perspective stable, à l’issue de la revue annuelle réalisée par l’agence internationale Moody’s le 25 septembre 2026. Il s’agit du maintien de la première notation internationale obtenue par l’institution en novembre 2025.
Cette évaluation intervient alors que la banque poursuit le renforcement de sa structure financière et la mise en œuvre de son Plan stratégique « Azobé 2023-2027 ».
Une liquidité jugée solide
Dans son analyse, Moody’s met notamment en avant la position de liquidité de la BDEAC, soutenue par la diversification de ses sources de financement, une gestion financière renforcée et l’appui de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).
L’agence relève également une amélioration de la qualité des actifs de la banque, en lien avec les réformes engagées dans le cadre du plan stratégique « Azobé », notamment sur le processus de gestion des risques.
La BDEAC bénéficie par ailleurs d’une adéquation renforcée de ses fonds propres, portée par l’augmentation de capital engagée depuis 2023.
Que signifie la note Ba3 ?
Dans l’échelle de notation de Moody’s, Ba3 appartient à la catégorie spéculative. Elle se situe donc en dessous de la catégorie dite « investment grade », qui regroupe les notations considérées comme présentant un risque de crédit plus faible.
La perspective stable signifie que, dans son scénario de référence, Moody’s ne prévoit pas de modification immédiate de la notation.
Cette distinction est importante pour les investisseurs et partenaires financiers, car une notation de crédit constitue notamment un indicateur utilisé dans l’évaluation du risque associé aux émissions et aux opérations de financement.
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Un enjeu pour la mobilisation de ressources
Le maintien de la notation intervient dans le cadre de la stratégie de la BDEAC visant à diversifier ses sources de financement afin d’accroître sa capacité à financer les économies de la CEMAC.
La banque intervient dans les six États membres de la communauté, à savoir le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.
Ses interventions portent notamment sur le financement des infrastructures, de l’énergie, des transports, de l’agriculture et de l’industrialisation.
Le renforcement des fonds propres et la diversification des ressources doivent ainsi permettre à l’institution de disposer de davantage de capacités pour accompagner les projets de développement dans la sous-région.
Le plan « Azobé 2023-2027 » au cœur des réformes
La trajectoire financière de la BDEAC s’inscrit dans son Plan stratégique « Azobé 2023-2027 », qui prévoit notamment des mesures destinées à améliorer l’efficacité opérationnelle, la gouvernance, la gestion des risques et la capacité de mobilisation de ressources.
Selon la BDEAC, l’amélioration de ses indicateurs financiers et opérationnels observée en 2025, combinée à la poursuite de la diversification de ses sources de financement, constitue un axe important pour l’évolution future de son profil de crédit.
La banque devra ainsi poursuivre ses efforts sur ses fondamentaux financiers et opérationnels alors qu’elle cherche à accroître son rôle dans le financement du développement économique et de l’intégration régionale en Afrique centrale.
La notation Ba3 avec perspective stable, maintenue par Moody’s le 25 septembre 2026, confirme le niveau de notation internationale acquis par la BDEAC lors de sa première évaluation en novembre 2025. L’agence souligne notamment sa liquidité, l’amélioration de la qualité de ses actifs et le renforcement de ses fonds propres.







