Le groupe de microfinance Baobab poursuit sa croissance en Afrique. En 2025, son portefeuille de prêts a atteint 957 millions d’euros, soit environ 627,75 milliards de FCFA, pour 619 324 clients actifs.
Au sein du réseau africain, deux marchés se distinguent particulièrement : la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Le premier domine par la taille du portefeuille de prêts et le bénéfice, tandis que le second arrive en tête en nombre de clients.
La Côte d’Ivoire, première filiale du groupe
Avec un portefeuille de prêts net de 315 millions d’euros (206,63 milliards de FCFA), contre 253,5 millions d’euros en 2024, Baobab Côte d’Ivoire confirme son poids au sein du groupe.
La filiale compte 131 030 clients actifs et totalise 157 millions d’euros de dépôts, soit environ 102,99 milliards de FCFA.
Sa rentabilité progresse également. Le résultat net atteint 16,74 millions d’euros (10,98 milliards de FCFA), contre 12,3 millions d’euros un an plus tôt.
La qualité du portefeuille reste par ailleurs maîtrisée, avec un PAR30 de 1,3 %, un niveau qui traduit une faible proportion de crédits accusant au moins 30 jours de retard.
Le Sénégal domine par le nombre de clients
Le Sénégal occupe la deuxième place en matière de portefeuille, avec 301,3 millions d’euros (197,66 milliards de FCFA), contre 255,6 millions en 2024.
Mais la filiale sénégalaise se distingue surtout par l’importance de sa clientèle. Elle compte 234 713 clients actifs, soit près du double de la Côte d’Ivoire.
Ses dépôts atteignent 169,75 millions d’euros (111,36 milliards de FCFA) et ses actifs 335,83 millions d’euros. Le bénéfice net progresse également, passant de 9,44 à 10,22 millions d’euros (6,70 milliards de FCFA).
Le PAR30 s’établit à 1,4 %, confirmant une qualité de portefeuille relativement solide.
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Le Burkina Faso affiche une forte progression
Derrière le duo de tête, Baobab Burkina Faso se démarque par la progression de son activité.
Son portefeuille de prêts net passe de 69,2 à 90,21 millions d’euros, soit environ 59,18 milliards de FCFA. Les dépôts progressent également pour atteindre 50,34 millions d’euros (33,03 milliards de FCFA).
Le bénéfice net s’établit à 2,21 millions d’euros (1,45 milliard de FCFA), contre 1,49 million en 2024.
Avec un PAR30 de seulement 1 %, la filiale burkinabè affiche par ailleurs le meilleur niveau de qualité de portefeuille parmi les filiales présentées.
Madagascar améliore fortement sa rentabilité
À Madagascar, le portefeuille de prêts net atteint 87,62 millions d’euros (57,48 milliards de FCFA), contre 69,31 millions en 2024.
La filiale se distingue surtout par l’amélioration de sa rentabilité. Son résultat d’exploitation progresse à 4,85 millions d’euros, contre 1,42 million un an auparavant.
Le bénéfice net passe ainsi de 1,05 à 2,69 millions d’euros, soit environ 1,77 milliard de FCFA.
Cette performance doit toutefois être nuancée par la progression du PAR30 à 6,4 %, le niveau le plus élevé parmi les filiales du groupe.
Le Nigeria multiplie son bénéfice par six
Au Nigeria, Baobab affiche un portefeuille de prêts net de 47,56 millions d’euros (31,20 milliards de FCFA).
La filiale enregistre surtout une forte progression de ses dépôts, qui passent de 17,3 à 37,78 millions d’euros (24,79 milliards de FCFA).
Son résultat net est multiplié par environ six, passant de 0,47 à 2,83 millions d’euros (1,86 milliard de FCFA). Le PAR30 reste contenu à 2 %.
Le Mali améliore également ses résultats
Au Mali, le portefeuille de prêts net atteint 55,21 millions d’euros, contre 50,76 millions en 2024.
Le résultat net progresse fortement, passant de 0,43 à 1,17 million d’euros, soit environ 768 millions de FCFA.
Le PAR30 s’établit à 2,8 %, traduisant une qualité de portefeuille encore relativement maîtrisée.
La RDC confrontée à une hausse du coût du risque
En République démocratique du Congo, le portefeuille de prêts net atteint 49,92 millions d’euros (32,75 milliards de FCFA) pour 22 789 clients actifs.
Malgré la progression de l’activité, la rentabilité recule. Le résultat net passe de 3,17 à 2,17 millions d’euros, soit environ 1,42 milliard de FCFA.
Cette baisse intervient notamment dans un contexte de hausse du coût des provisions pour pertes sur prêts, passé de 1,89 à 3,85 millions d’euros (2,53 milliards de FCFA). Le PAR30 atteint par ailleurs 4,1 %.
La Côte d’Ivoire et le Sénégal concentrent l’activité
Les performances de 2025 mettent en évidence le poids considérable de la Côte d’Ivoire et du Sénégal dans les activités africaines de Baobab.
À eux deux, ces marchés représentent plus de 616 millions d’euros, soit environ 404,29 milliards de FCFA, de portefeuille de prêts. Ils concentrent ainsi près des deux tiers du portefeuille des filiales africaines.
La hiérarchie varie toutefois selon les indicateurs. La Côte d’Ivoire domine par la taille du portefeuille et le bénéfice, tandis que le Sénégal arrive en tête par le nombre de clients, les dépôts et les actifs.
Les autres filiales présentent également des trajectoires contrastées : le Burkina Faso se distingue par la qualité de son portefeuille, le Nigeria par la progression de son bénéfice et Madagascar par son redressement de rentabilité. Le Mali améliore ses résultats, tandis que la RDC reste confrontée à une hausse du coût du risque.







