L’Algérie entend renforcer son rôle dans la coopération énergétique africaine. Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a présidé jeudi une réunion de la Commission sectorielle de coordination consacrée à plusieurs projets d’énergie renouvelable et aux partenariats énergétiques avec plusieurs pays africains.
La rencontre, tenue au siège du ministère en présence de responsables du secteur et de hauts cadres du groupe Sonelgaz, a notamment porté sur le développement d’unités solaires hors réseau, la réalisation de centrales éoliennes ainsi que le suivi de plusieurs projets avec le Tchad, le Bénin et le Niger.
L’Algérie prépare le déploiement de centrales solaires hors réseau
L’un des principaux dossiers examinés concerne le lancement des opérations de réalisation et d’installation d’unités solaires isolées hors réseau (OFF-GRID).
Les autorités algériennes prévoient notamment d’identifier les zones et sites prioritaires devant accueillir ces installations. La coordination entre les différentes structures publiques, les opérateurs et les organismes concernés devra permettre d’accélérer la mise en œuvre des projets.
Un échéancier a également été établi afin de suivre les différentes étapes, depuis la réalisation jusqu’à la mise en service des unités.
Cette orientation s’inscrit dans une stratégie visant à développer davantage les capacités renouvelables et à améliorer l’accès à l’électricité dans les zones qui ne sont pas directement raccordées aux réseaux conventionnels.
Des projets éoliens à faire avancer
La réunion a également permis de faire le point sur les projets de centrales éoliennes.
Les discussions ont porté sur l’avancement des études techniques, l’identification des sites susceptibles d’accueillir les futures installations ainsi que les procédures réglementaires nécessaires au lancement des travaux.
Le ministère souhaite notamment renforcer la coordination entre les différents intervenants afin de réduire les délais et d’accélérer la concrétisation des projets.
Le développement simultané du solaire et de l’éolien traduit ainsi la volonté d’Alger de diversifier davantage son mix énergétique et de renforcer la place des énergies renouvelables.
Une centrale électrique de 40 MW prévue au Tchad
La coopération avec le Tchad figure également parmi les dossiers prioritaires.
Les autorités algériennes ont notamment examiné l’état d’avancement du projet de réalisation d’une centrale électrique d’une capacité de 40 MW à N’Djamena.
Le suivi porte sur les aspects techniques et réglementaires du projet ainsi que sur les mesures nécessaires pour respecter le calendrier établi.
Cette infrastructure constitue l’un des principaux projets énergétiques bilatéraux entre Alger et N’Djamena et illustre la volonté de l’Algérie de renforcer son accompagnement des pays africains dans le secteur de l’électricité.
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Alger veut approfondir ses partenariats avec le Bénin et le Niger
Au Bénin, la coopération énergétique fait également l’objet d’un suivi particulier. Les autorités algériennes examinent la mise en œuvre des engagements et accords conclus entre les deux pays ainsi que les domaines susceptibles de donner lieu à de nouveaux projets.
L’objectif affiché est désormais de passer davantage de la coopération institutionnelle à la concrétisation des projets et programmes convenus.
Avec le Niger, les discussions portent notamment sur les projets en cours à Niamey et Agadez. Les deux parties cherchent à renforcer la coordination autour des différents dossiers énergétiques et à accélérer la mise en œuvre des projets d’intérêt commun.
Cette coopération revêt une importance particulière dans un contexte où l’accès à l’énergie demeure un enjeu majeur pour le développement économique de plusieurs pays du Sahel.
Mourad Adjal exige un suivi plus rigoureux
À l’issue de la réunion, le ministre Mourad Adjal a donné des instructions visant à renforcer le suivi des différents projets.
Chaque dossier devra notamment être associé à des mesures prioritaires, des délais d’exécution précis et une répartition claire des responsabilités entre les structures concernées.
Le ministre a également demandé un suivi régulier sur le terrain ainsi que la production de rapports périodiques permettant d’évaluer l’état d’avancement des projets.
L’objectif est également d’identifier rapidement les obstacles susceptibles de ralentir leur réalisation et de prendre les mesures nécessaires pour les lever.
L’énergie, un nouvel axe de l’influence économique algérienne en Afrique
À travers ces différents projets, l’Algérie cherche à consolider sa coopération énergétique avec plusieurs pays africains.
L’enjeu dépasse désormais la simple fourniture d’électricité. Le développement des infrastructures énergétiques, des énergies renouvelables et de l’expertise technique peut également ouvrir la voie à de nouveaux partenariats industriels et économiques.
Pour Alger, l’Afrique constitue ainsi un espace important pour l’expansion de son savoir-faire énergétique. La concrétisation des projets avec le Tchad, le Bénin et le Niger permettra de mesurer la capacité de l’Algérie à transformer ses engagements de coopération en réalisations concrètes.







