Égypte : la COP18 sur la désertification se tiendra en 2028
L’Égypte accueillera en 2028 la 18e Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP18). Cette désignation intervient à l’issue de la COP17, organisée du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie.
Au-delà de la portée diplomatique de cette décision, le rendez-vous de 2028 s’annonce stratégique. Les États devront notamment poursuivre les discussions sur les moyens de renforcer la résilience face aux sécheresses, à la dégradation des terres et à la désertification, alors que ces phénomènes exercent une pression croissante sur l’agriculture, les ressources en eau et la sécurité alimentaire.
L’Égypte se positionne sur les enjeux de désertification
Le choix du Caire prolonge l’engagement de l’Égypte sur les grandes négociations environnementales internationales. Le pays avait notamment accueilli la COP27 sur le climat à Charm el-Cheikh en 2022.
La COP18 devra également permettre de consolider les travaux engagés à Oulan-Bator. La sécheresse figurait parmi les principaux dossiers examinés lors de la COP17, avec des discussions consacrées à la résilience, au financement et à la restauration des terres.
L’enjeu sera désormais de transformer les engagements politiques en mesures concrètes, notamment pour améliorer la prévention des sécheresses et renforcer les capacités des pays les plus exposés.
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La sécheresse au cœur des négociations
La question de la sécheresse occupe une place croissante dans l’agenda international. Les effets du changement climatique, combinés à la dégradation des terres, accentuent les risques pour les populations rurales et les économies dépendantes de l’agriculture.
La COP17 a ainsi placé la restauration des terres et la résilience face aux sécheresses parmi ses priorités. La conférence a également permis d’annoncer plusieurs initiatives destinées à mobiliser des financements pour la restauration des terres et la résilience climatique. Selon la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, un portefeuille de 1,3 milliard de dollars couvrant 23 pays a notamment été annoncé à l’occasion de la COP17.
Pour les pays africains, ces mécanismes de financement revêtent une importance particulière. La dégradation des terres affecte directement les rendements agricoles, les revenus ruraux et la sécurité alimentaire, tout en accentuant les risques de déplacement des populations.
Un enjeu économique majeur pour l’Afrique
La lutte contre la désertification dépasse désormais le seul cadre environnemental. Elle constitue également un enjeu de développement économique.
La dégradation des sols réduit la productivité agricole, fragilise les chaînes d’approvisionnement et augmente les besoins d’investissement dans l’irrigation, la restauration des terres et l’adaptation climatique. Pour les économies africaines, où une part importante de la population dépend directement ou indirectement de l’agriculture, les conséquences peuvent être particulièrement importantes.
La restauration des terres apparaît ainsi comme un levier permettant à la fois de renforcer la production agricole, de préserver les ressources naturelles et de soutenir les revenus des populations rurales.
La COP18 devra accélérer le financement de la résilience
L’un des principaux défis de la conférence de 2028 sera donc de mobiliser davantage de capitaux en faveur de la restauration des terres et de la prévention des sécheresses.
La COP17 a déjà mis l’accent sur la mobilisation des investissements publics et privés. Plusieurs initiatives annoncées à Oulan-Bator visent notamment à financer des projets de restauration des terres et de résilience dans les pays vulnérables.
Pour l’Égypte, l’organisation de la COP18 offrira ainsi l’occasion de placer les questions de sécurité hydrique, de production agricole et de financement de l’adaptation au centre des négociations internationales.
Le rendez-vous de 2028 devra surtout permettre de passer des engagements aux investissements. Dans un contexte marqué par l’aggravation des sécheresses et la dégradation des terres, la capacité des États à mobiliser des financements et à déployer des projets concrets sera déterminante pour renforcer la résilience des économies les plus vulnérables.







