La Guinée poursuit la modernisation de son administration maritime. Le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime travaille au déploiement du Système intégré de gestion de la pêche et de l’économie maritime (SIGPEM), une plateforme numérique destinée à simplifier les procédures administratives et à améliorer la gestion des activités du secteur.
La ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Fatima Camara, a récemment reçu l’équipe de KARITY afin de faire le point sur l’état d’avancement de cette solution numérique, présentée comme un outil majeur de transformation de l’administration halieutique guinéenne.
Les premiers modules en phase d’essai
Les premiers modules du SIGPEM sont actuellement en phase de test. Ils concernent notamment l’enregistrement des navires et la délivrance des licences de pêche.
Leur déploiement progressif devrait permettre de dématérialiser plusieurs procédures encore réalisées selon des méthodes administratives traditionnelles. L’objectif est de réduire les délais de traitement et de faciliter l’accès des professionnels aux services du ministère.
La plateforme pourra être utilisée depuis un téléphone, une tablette ou un ordinateur, afin de s’adapter aux différents usages des acteurs de la filière.
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Simplifier les démarches des professionnels
Le SIGPEM est conçu pour répondre aux besoins de plusieurs catégories d’acteurs intervenant dans la chaîne de valeur de la pêche, notamment les armateurs, les mareyeuses et les autres professionnels du secteur.
En centralisant plusieurs démarches sur une même plateforme, le ministère ambitionne de rapprocher davantage l’administration de ses usagers et de proposer des services plus accessibles et plus rapides.
Cette digitalisation pourrait également contribuer à réduire certaines contraintes administratives et à améliorer les échanges entre les professionnels et les services publics.
Renforcer la traçabilité et la transparence
Au-delà de la simplification des formalités, le SIGPEM doit renforcer la traçabilité et la transparence dans la gestion du secteur halieutique.
La centralisation des données relatives aux navires, aux autorisations et aux licences devrait faciliter le suivi des activités et améliorer la disponibilité des informations nécessaires à la prise de décision.
Dans un secteur confronté aux enjeux de préservation des ressources halieutiques et de lutte contre les pratiques illicites, la disponibilité de données fiables et accessibles constitue un levier important pour renforcer les capacités de contrôle et améliorer la gouvernance.
Un outil au service de la modernisation maritime
Le projet s’inscrit dans un mouvement plus large de transformation numérique des administrations publiques et de modernisation des outils de gestion du secteur maritime.
Pour le ministère, l’enjeu est de construire une administration plus accessible, plus transparente et plus efficace, tout en améliorant la qualité des services proposés aux professionnels.
La réussite du SIGPEM dépendra toutefois de plusieurs facteurs, notamment de son appropriation par les utilisateurs, de la fiabilité des données intégrées dans le système et de la sécurisation des informations échangées.
Avec le déploiement progressif de cette plateforme, la Guinée entend ainsi franchir une nouvelle étape dans la digitalisation de son secteur de la pêche et de l’économie maritime, avec l’ambition d’améliorer à la fois la gouvernance, la traçabilité et l’efficacité des services publics.







