BIDC : plus de 250 millions d’euros et dollars mobilisés pour soutenir l’énergie et les PME en Afrique de l’Ouest
La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO poursuit son offensive en faveur du développement économique régional. À l’issue de la 98e session ordinaire de son Conseil d’administration tenue le 16 juin 2026, l’institution financière sous-régionale a approuvé plusieurs opérations stratégiques totalisant 75 millions de dollars américains et 105 millions d’euros.
Ces nouveaux engagements visent à renforcer le financement des entreprises, soutenir la sécurité énergétique et accélérer la transformation économique des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.
La BIDC renforce son soutien aux secteurs stratégiques
Ouvrant les travaux du Conseil d’administration, George Agyekum Donkor a souligné l’importance de ces interventions pour l’économie régionale.
Selon lui, ces financements traduisent la volonté de la Banque d’accompagner des projets structurants capables de renforcer les capacités productives, de sécuriser l’approvisionnement énergétique et d’améliorer l’accès au financement pour les entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises (PME), considérées comme le principal moteur de création d’emplois et de croissance dans la région.
Coris Holding obtient une ligne de crédit de 80 millions d’euros
La principale opération approuvée concerne une ligne de crédit de 80 millions d’euros accordée à Coris Holding SA.
Cette facilité permettra au groupe bancaire de renforcer ses capacités de financement, en particulier au profit des PME qui représentent plus de 70 % de son portefeuille de crédits.
La BIDC estime que cette opération contribuera à :
- stimuler les secteurs productifs ;
- renforcer l’inclusion financière ;
- soutenir la création et la consolidation d’emplois ;
- approfondir son partenariat avec l’un des principaux groupes bancaires de l’espace UEMOA.
25 millions d’euros pour soutenir l’approvisionnement énergétique du Sénégal
Le Conseil a également approuvé une participation de 25 millions d’euros à une facilité de Mourabaha syndiquée destinée à SENELEC.
Cette opération, structurée en collaboration avec la International Islamic Trade Finance Corporation, servira à financer l’acquisition de produits pétroliers raffinés destinés à la production d’électricité.
L’objectif est de garantir un approvisionnement énergétique stable afin de soutenir les activités industrielles et économiques du Sénégal.
Lire aussi : BIDC : un nouveau plan stratégique pour accélérer les investissements
50 millions de dollars pour renforcer la sécurité énergétique régionale
Au Ghana, la BIDC a validé une facilité de 50 millions de dollars en faveur de Stratcon Energy and Trading Limited.
Les ressources seront consacrées à l’importation et à la distribution de produits pétroliers raffinés, notamment dans le cadre d’un partenariat avec la Dangote Refinery.
Cette opération vise à :
- améliorer la disponibilité des produits pétroliers ;
- renforcer la sécurité énergétique régionale ;
- accroître la fiabilité des chaînes d’approvisionnement ;
- soutenir la compétitivité économique des pays de la sous-région.
25 millions de dollars pour accélérer l’industrialisation de la Guinée
En Guinée, la Banque a approuvé une facilité de 25 millions de dollars en faveur de Topaz Multi-Industries SA.
Ce financement permettra à l’entreprise d’importer des matières premières industrielles destinées à renforcer ses capacités de production.
Selon la BIDC, cette opération devrait favoriser :
- l’industrialisation du pays ;
- la substitution aux importations ;
- le développement de la production locale ;
- la création d’emplois durables.
Une stratégie alignée sur le plan GRO 2026-2030
Au-delà des montants mobilisés, ces différentes opérations illustrent la volonté de la BIDC de soutenir une croissance plus résiliente et inclusive dans l’espace CEDEAO.
Elles s’inscrivent dans le cadre de la stratégie GRO 2026-2030 (Croissance, Résilience, Optimisation), qui vise à accélérer la transformation économique régionale à travers des investissements ciblés dans les infrastructures, l’énergie, le secteur privé et l’industrie.
À travers ces nouveaux engagements, la Banque confirme son rôle de catalyseur du développement ouest-africain, en orientant ses financements vers des secteurs capables de générer des effets multiplicateurs importants sur la croissance, l’emploi et la compétitivité des économies de la région.








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