Industrialisation en Afrique : le Sénégal prend la tête de l’UEMOA et intègre le Top 10 continental
Le Sénégal confirme sa montée en puissance industrielle. Selon l’Indice 2025 de l’industrialisation en Afrique publié par la Banque africaine de développement (BAD), le pays se classe au 8e rang continental et devient la première économie industrielle de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), devant la Côte d’Ivoire.
Avec un score de 0,6368 sur 1, le Sénégal s’impose comme le leader régional et figure parmi les dix pays africains les plus avancés en matière de développement industriel.
Le Maroc conserve la première place en Afrique
Le rapport de la BAD, qui analyse les performances industrielles de 54 pays africains sur la période 2010-2024, place le Maroc au sommet du classement avec un score de 0,8415. Le royaume demeure ainsi l’économie la plus proche de la frontière du développement industriel définie par l’indice.
L’Afrique du Sud occupe la deuxième place avec un score de 0,8396, suivie de l’Égypte (0,7827) et de la Tunisie (0,7760). Ces quatre pays conservent une avance significative sur le reste du continent.
Le Top 10 est complété par Maurice (0,6731), l’Algérie (0,6661), l’Eswatini (0,6509), le Sénégal (0,6368), la Namibie (0,6295) et la Côte d’Ivoire (0,6173).
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Le Sénégal parmi les pays les plus dynamiques
Au-delà de son classement, le Sénégal figure parmi les pays ayant enregistré les plus fortes progressions ces dernières années. La BAD souligne que le pays fait partie des économies ayant gagné au moins cinq places dans le classement continental, aux côtés de la République démocratique du Congo, du Gabon, du Bénin, de Djibouti, de la Mauritanie, de la Somalie, de la Guinée et du Rwanda.
Cette progression traduit les efforts engagés pour renforcer la transformation industrielle, développer les infrastructures, améliorer l’environnement des affaires et stimuler les investissements productifs.
L’industrialisation, moteur de la transformation économique
Pour la Banque africaine de développement, l’industrialisation demeure la voie la plus efficace pour accélérer la transformation structurelle du continent. Elle constitue un levier essentiel pour créer des emplois productifs, diversifier les exportations, renforcer la compétitivité et améliorer la résilience économique des pays africains.
Malgré les avancées observées dans plusieurs économies, la BAD estime que le processus d’industrialisation du continent reste encore inachevé.
L’Afrique encore marginale dans l’industrie mondiale
Le rapport souligne que la valeur ajoutée manufacturière de l’Afrique a progressé de manière constante ces dernières années, passant de 285 milliards de dollars en 2020 à 315 milliards de dollars en 2024.
Cependant, le continent continue de représenter moins de 2 % de la production manufacturière mondiale et seulement 1,4 % des exportations mondiales de produits manufacturés.
Ces chiffres illustrent l’ampleur des défis qui restent à relever pour faire de l’industrialisation un véritable moteur de croissance durable et inclusive.
Pour le Sénégal, ce classement constitue néanmoins une reconnaissance des progrès réalisés et conforte son ambition de devenir l’un des principaux pôles industriels d’Afrique de l’Ouest dans les prochaines années.







