Bank of Africa améliore son bénéfice de 9 % au premier trimestre 2026
Le groupe bancaire marocain Bank of Africa a démarré l’année 2026 sur une note positive. Malgré un recul de ses revenus bancaires lié au ralentissement des activités de marché, l’établissement a enregistré une progression de son bénéfice grâce à la bonne tenue de son activité commerciale et à une amélioration significative de la qualité de ses actifs.
Un bénéfice net en hausse de 9 %
À fin mars 2026, le résultat net part du groupe s’est établi à 1 milliard de dirhams, soit environ 61,25 milliards de FCFA, en progression de 9 % par rapport au premier trimestre 2025.
Au Maroc, le résultat net de la banque a également progressé, atteignant 775 millions de dirhams (47,47 milliards de FCFA), en hausse de 6 % sur un an.
Cette performance repose principalement sur la croissance des activités bancaires traditionnelles, notamment les crédits et les services financiers.
Les revenus d’intérêts et de commissions soutiennent l’activité
La marge d’intérêt du groupe a augmenté de 7 % pour atteindre 3,75 milliards de dirhams (229,69 milliards de FCFA), traduisant une progression des revenus issus du financement de l’économie.
La marge sur commissions a affiché une croissance encore plus marquée, avec une hausse de 11 % à 1,07 milliard de dirhams (65,54 milliards de FCFA), portée par l’augmentation des services bancaires proposés à la clientèle.
Les activités de marché freinent le produit net bancaire
Malgré ces performances commerciales, les revenus globaux ont été affectés par un ralentissement des activités de marché.
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Le produit net bancaire (PNB) consolidé a ainsi reculé de 2 % pour s’établir à 4,86 milliards de dirhams (297,68 milliards de FCFA), contre 5 milliards de dirhams un an plus tôt.
Au Maroc, la baisse est plus prononcée puisque le PNB a diminué de 10 %, à 2,34 milliards de dirhams (143,33 milliards de FCFA).
Forte amélioration du coût du risque
L’un des principaux moteurs de la rentabilité du groupe demeure la réduction du coût du risque.
À l’échelle consolidée, celui-ci a chuté de 28 % pour atteindre 677 millions de dirhams (41,47 milliards de FCFA).
Au Maroc, la baisse est encore plus importante avec un recul de 43 %, ramenant le coût du risque à environ 309 millions de dirhams (18,93 milliards de FCFA).
Cette évolution traduit une amélioration de la qualité du portefeuille de crédits et une meilleure maîtrise des créances à risque.
Une activité commerciale toujours dynamique
Les dépôts de la clientèle ont poursuivi leur progression pour atteindre 283 milliards de dirhams (17 333,75 milliards de FCFA) à fin mars 2026, soit une hausse de 3 % par rapport à décembre 2025.
Les encours de crédits ont également progressé de 1 %, pour s’établir à 236,6 milliards de dirhams (14 491,75 milliards de FCFA), confirmant le maintien de la dynamique de financement de l’économie.
Des investissements soutenus dans la transformation numérique
Les charges générales d’exploitation ont augmenté de 5 % à 2,2 milliards de dirhams (134,75 milliards de FCFA). Cette hausse est principalement liée aux investissements engagés dans la transformation digitale et la modernisation des infrastructures informatiques du groupe.
Parallèlement, Bank of Africa poursuit le développement de ses offres destinées aux PME et à la diaspora marocaine, tout en renforçant ses initiatives dans les domaines de la fintech, de l’innovation et de l’inclusion financière.
Une assise financière solide
Au 31 mars 2026, les actifs consolidés du groupe atteignaient 458,2 milliards de dirhams (28 059,75 milliards de FCFA), contre 437,7 milliards de dirhams trois mois auparavant.
Les capitaux propres consolidés se sont élevés à 41,4 milliards de dirhams (2 535,75 milliards de FCFA), confirmant la solidité financière du groupe et sa capacité à poursuivre sa stratégie de croissance et de transformation dans un environnement bancaire en pleine mutation.







