La Guinée engage une nouvelle étape dans la modernisation de ses finances publiques avec la mise en œuvre du Projet de mobilisation des ressources intérieures et de gestion des dépenses publiques (P513145), soutenu par l’Association internationale de développement (IDA).
Le programme sera piloté par le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget de Guinée à travers une Unité de coordination du projet (UCP), conformément à l’accord de financement conclu avec la Banque mondiale.
Un projet centré sur la réforme des finances publiques
À travers cette initiative, les autorités guinéennes ambitionnent d’améliorer la mobilisation des recettes internes et de renforcer l’efficacité de la gestion des dépenses publiques.
Le projet s’inscrit dans un contexte où plusieurs États africains cherchent à accroître leurs ressources domestiques afin de réduire leur dépendance aux financements extérieurs et de renforcer leur soutenabilité budgétaire.
Le programme prévoit également un encadrement rigoureux des aspects environnementaux et sociaux liés à sa mise en œuvre.
Un cadre environnemental et social strict
Selon le document officiel, le projet sera exécuté conformément aux Normes environnementales et sociales (NES) de la Banque mondiale ainsi qu’au Plan d’engagement environnemental et social (PEES) adopté entre les parties.
Ce dispositif définit l’ensemble des mesures que le gouvernement guinéen devra appliquer durant toute la durée du projet.
Le PEES précise notamment :
- les actions environnementales et sociales à mettre en œuvre ;
- les mécanismes de suivi et de contrôle ;
- les dispositifs de gestion des plaintes ;
- les obligations de consultation et de publication des documents ;
- ainsi que les ressources humaines et financières nécessaires au respect des engagements pris.
Les autorités guinéennes devront également veiller à mobiliser des financements suffisants afin d’assurer l’application effective de ces mesures.
Un mécanisme de suivi et d’adaptation prévu
Le document prévoit par ailleurs une révision périodique du PEES afin d’intégrer d’éventuels ajustements liés à l’évolution du projet ou à des situations imprévues.
Toute modification devra faire l’objet d’un accord préalable entre Association internationale de développement et le gouvernement guinéen via le Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget de Guinée.
Le texte insiste également sur l’importance des indicateurs de préparation à la mise en œuvre, qui permettront d’évaluer le niveau d’exécution des différentes obligations environnementales et sociales avant le démarrage effectif des activités.
Un enjeu de gouvernance et de crédibilité financière
Pour la Guinée, ce projet constitue un levier stratégique dans le cadre des réformes de gouvernance économique et de modernisation de l’administration publique.
L’amélioration de la mobilisation des recettes fiscales et la rationalisation des dépenses publiques apparaissent aujourd’hui comme des priorités pour plusieurs économies africaines confrontées à la hausse des besoins de financement, à la pression de la dette et aux exigences croissantes des partenaires financiers internationaux.
À travers ce programme soutenu par la Banque mondiale, les autorités guinéennes cherchent ainsi à renforcer la transparence budgétaire, améliorer l’efficacité des dépenses publiques et consolider la crédibilité financière du pays auprès des bailleurs internationaux et des investisseurs.







