Guinée-Bissau : la mise en œuvre des réformes de l’UEMOA ralentit en 2025
La Guinée-Bissau et la Union économique et monétaire ouest-africaine ont présenté les résultats de l’examen annuel des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au titre de l’année 2025.
Cette évaluation, désormais institutionnalisée au sein de l’espace communautaire, vise à mesurer l’état d’avancement des réformes régionales et à identifier les principaux défis liés à l’intégration économique ouest-africaine.
Une progression du nombre de réformes évaluées
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre bissau-guinéen Ilídio Vieira a indiqué que cette onzième édition de l’exercice constitue un instrument stratégique pour renforcer la cohésion économique au sein de l’UEMOA.
Selon lui, la Guinée-Bissau a poursuivi ses efforts malgré un contexte contraignant, avec une augmentation du nombre de réformes évaluées, passé de 132 en 2024 à 145 en 2025.
Le chef du gouvernement a également souligné une progression des revenus estimée à 48,17 %.
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Un recul du taux de mise en œuvre des réformes
Malgré ces avancées, les résultats techniques font apparaître un recul du taux de mise en œuvre des réformes communautaires.
Celui-ci est passé de 51,15 % en 2024 à 48,17 % en 2025, soit une baisse de près de trois points.
Cette contre-performance s’explique principalement par les difficultés rencontrées dans plusieurs domaines, notamment la gouvernance économique, la convergence macroéconomique, le marché commun et les réformes sectorielles.
L’UEMOA appelle à une meilleure appropriation des réformes
Le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, Abdoulaye Diop, a insisté sur l’importance de cette plateforme de dialogue dans un contexte régional marqué par des défis économiques, sécuritaires et géopolitiques croissants.
Il a précisé que les programmes communautaires affichent un taux moyen d’exécution physique de 61,15 %, avec un taux de décaissement de 59,56 %, des niveaux jugés encore insuffisants.
Face à ces résultats, Abdoulaye Diop a plaidé pour une approche plus flexible et inclusive, davantage alignée sur les priorités nationales des États membres.
Des défis persistants pour l’intégration régionale
Selon les responsables communautaires, une meilleure appropriation des réformes par les États demeure indispensable pour améliorer l’efficacité des politiques régionales et accélérer l’intégration économique au sein de l’UEMOA.
Dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires, des contraintes budgétaires et des mutations géopolitiques, les autorités régionales estiment que le renforcement de la coopération économique reste essentiel pour soutenir la croissance et la stabilité dans l’espace ouest-africain.







