Cameroun : Fitch Ratings prévoit une baisse de la dette publique à 40,2 % du PIB en 2027
Le Cameroun devrait poursuivre l’assainissement progressif de ses finances publiques au cours des prochaines années. Selon les projections de Fitch Ratings, relayées par EcoMatin, la dette publique camerounaise devrait reculer à 40,2 % du PIB en 2027, contre 44,2 % en 2024.
L’agence de notation anticipe également un ratio dette/PIB de 41,2 % dès 2025, confirmant une trajectoire baissière soutenue par une meilleure maîtrise budgétaire et une croissance nominale favorable.
Une dette maintenue largement sous le seuil communautaire
Avec une dette projetée autour de 40 % du PIB, le Cameroun resterait nettement en dessous du seuil de convergence communautaire fixé à 70 % du PIB dans la zone CEMAC par Bank of Central African States.
Cette situation offre au pays une marge de manœuvre budgétaire plus confortable pour financer les investissements publics, les infrastructures et les services sociaux de base, tout en limitant les risques liés au surendettement.
Selon Fitch, le niveau de dette attendu en 2027 serait également inférieur au niveau d’avant pandémie, estimé à 43,6 % du PIB, ainsi qu’à la médiane des pays notés « B », attendue à 51 % du PIB sur la période 2026-2027.
Déficit budgétaire sous contrôle malgré des recettes pétrolières limitées
L’agence souligne toutefois que le déficit budgétaire du Cameroun s’est établi à 2,2 % du PIB en 2025, principalement sous l’effet d’une mobilisation insuffisante des recettes hors pétrole.
Malgré cela, Fitch prévoit une amélioration graduelle des équilibres budgétaires grâce à :
• un rebond des recettes non pétrolières ;
• une stabilisation des dépenses publiques.
Dans ce scénario, le déficit fiscal devrait se réduire à 1,6 % du PIB en 2026, avant de remonter légèrement à 1,8 % en 2027.
Des prévisions convergentes avec celles du FMI
Les projections de Fitch rejoignent celles du International Monetary Fund, qui table également sur une baisse du ratio dette/PIB camerounais à 38,6 % en 2027, après 40,4 % en 2025 et 39,3 % en 2026.
Dans l’espace CEMAC, cette trajectoire positionne le Cameroun parmi les économies les plus prudentes en matière d’endettement public, à contre-courant de pays plus exposés comme le Gabon ou le Congo.
Cette évolution renforce la crédibilité macroéconomique du pays et pourrait contribuer à préserver sa capacité de financement dans un environnement régional encore marqué par des vulnérabilités budgétaires et une dépendance persistante aux matières premières.







