Gabon : la holding ACK prend le contrôle de Colas Gabon
Le secteur des infrastructures au Gabon connaît un tournant stratégique. La HOLDING ACK S.A a officialisé la signature d’un accord pour le rachat de Colas Gabon, un acteur historique des travaux publics dans le pays.
Cette opération marque une étape importante dans la consolidation du secteur, avec l’ambition affichée de renforcer les capacités locales en matière de réalisation d’infrastructures.
Une opération structurante pour les travaux publics
Implantée depuis plusieurs décennies, Colas Gabon s’est imposée comme un acteur clé dans :
• la construction et l’entretien des routes
• la production de matériaux de construction
• l’exploitation de carrières et d’unités industrielles
L’entreprise emploie environ 254 collaborateurs et dispose d’un modèle intégré couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur des travaux publics.
Dans le cadre de cette acquisition, la HOLDING ACK S.A prévoit de reprendre l’intégralité des activités, des actifs industriels et des équipes, garantissant ainsi la continuité des opérations et la préservation des emplois.
Une stratégie de consolidation et de montée en puissance
Pour la HOLDING ACK S.A, dirigée par Alain-Claude Kouakoua, cette acquisition constitue un levier stratégique majeur.
L’intégration des capacités de Colas Gabon devrait permettre au groupe :
• d’élargir son portefeuille de projets
• de renforcer son expertise technique
• d’accroître sa capacité à exécuter des projets d’envergure
L’objectif est clair : se positionner comme un acteur de référence dans les infrastructures au Gabon.
Un signal fort pour la souveraineté économique
Au-delà de l’aspect financier, cette opération illustre une dynamique de relocalisation du contrôle des secteurs stratégiques au profit d’acteurs nationaux.
Déjà présent dans les travaux publics, la logistique, le transport d’hydrocarbures et les activités portuaires, la HOLDING ACK S.A renforce ainsi son ancrage dans l’économie gabonaise.
Vers un renforcement des capacités nationales
La finalisation de l’opération, attendue à l’été 2026 sous réserve des conditions habituelles, pourrait avoir plusieurs impacts :
• accélération des projets d’infrastructures
• amélioration de la capacité d’exécution locale
• valorisation des compétences nationales
Dans un contexte où les besoins en infrastructures restent importants, ce rachat apparaît comme une opportunité pour le Gabon de consolider son tissu industriel et de soutenir sa transformation économique.







