Une dynamique renforcée du Pacte lusophone à Washington D.C.
Le Pacte lusophone poursuit sa montée en puissance. Réuni le 15 avril 2026 au siège de la Société financière internationale, le Comité directeur a tenu sa 8e session avec pour objectif de renforcer la coopération entre ses membres et ses partenaires.
La rencontre a rassemblé plusieurs pays, dont le Brésil, le Portugal et des États africains lusophones comme le Mozambique, le Cap-Vert ou encore la Guinée-Bissau.
Un programme de garantie qui monte en puissance
Parmi les avancées majeures, les participants ont salué la prolongation du Programme de garantie du Pacte lusophone (LCGP) pour 12 mois supplémentaires. Ce mécanisme a déjà permis de concrétiser une première opération, notamment l’extension du parc éolien de Cabeólica au Cap-Vert, avec une couverture de 85 % du capital emprunté.
Cette initiative illustre la capacité du Pacte à mobiliser des financements privés pour des projets structurants, en particulier dans le secteur des énergies renouvelables. Trois autres projets sont actuellement en cours d’évaluation.
Des engagements financiers en forte progression
Les partenaires institutionnels, notamment la Société financière internationale et ATIDI, ont renforcé leurs interventions dans les pays lusophones.
La SFI a ainsi mobilisé des financements significatifs, dont :
• 880 millions de dollars au Mozambique
• 615 millions de dollars en Angola
• 204 millions de dollars au Cap-Vert
De son côté, l’ATIDI a fourni 3,6 milliards de dollars d’assurance-risque en Angola et identifié d’importantes opportunités d’investissement dans la région.
Une progression notable des investissements
Depuis son lancement en 2019, le Pacte a permis à la Banque africaine de développement de mobiliser près de 927,9 millions de dollars d’investissements en Afrique lusophone.
Sur la période récente, le portefeuille a progressé de 26 %, avec de nouveaux projets au Cap-Vert et au Mozambique, ainsi que plusieurs initiatives d’assistance technique.
Des priorités stratégiques pour accélérer l’impact
Le Comité directeur a validé plusieurs orientations clés pour renforcer l’efficacité du programme :
• Accélérer le développement de projets bancables
• Mobiliser davantage de ressources via le fonds fiduciaire
• Développer des instruments innovants de gestion des risques
• Renforcer la coordination entre partenaires
• Soutenir des secteurs prioritaires comme l’énergie, l’agro-industrie et le commerce
Ces axes visent à amplifier l’impact économique du Pacte et à favoriser une croissance inclusive.
Une coopération Sud-Sud au cœur du dispositif
Pour Ethiopis Tafara, cette initiative illustre une coopération efficace entre pays du Sud, associant le Brésil, le Portugal et les pays africains lusophones.
De son côté, Olavo Avelino Garcia Correia a appelé à un engagement accru des partenaires, notamment pour renforcer les mécanismes de financement et soutenir des projets structurants dans les domaines de l’énergie, du tourisme et des infrastructures.
Un levier pour le développement du secteur privé
En consolidant ses instruments financiers et en élargissant son portefeuille de projets, le Pacte lusophone s’impose progressivement comme un levier stratégique pour le développement du secteur privé dans les pays lusophones.
À travers cette dynamique, les partenaires ambitionnent de stimuler la création d’emplois, renforcer la résilience économique et soutenir une croissance durable dans l’ensemble de la région.







