Le Basel Institute on Governance a publié son rapport 2025 sur les risques de blanchiment d’argent, proposant une évaluation détaillée des pays de l’espace Union économique et monétaire ouest-africaine. Basé sur 17 indicateurs issus notamment du Groupe d’action financière, de Transparency International et de la Banque mondiale, ce classement met en lumière les niveaux d’exposition aux flux financiers illicites dans la région.
Une hiérarchie des risques au sein de l’UEMOA
Le rapport repose sur un indice allant de 0 à 10, où un score élevé traduit une plus grande vulnérabilité au blanchiment. Trois niveaux d’exposition sont ainsi identifiés : faible, moyen et élevé.
Au sein de l’UEMOA, la Guinée-Bissau arrive en tête des pays les plus exposés avec un score de 7,30, se positionnant dans la catégorie « risque élevé ». Elle est suivie par le Niger (6,84) et le Togo (6,44), qui complètent le trio des États les plus vulnérables.
Des profils intermédiaires et en amélioration
Le Bénin se classe quatrième avec un score de 6,33, devant le Mali (6,22). La Côte d’Ivoire, avec un indice de 6,05, se situe dans la catégorie « risque moyen », traduisant des avancées en matière de gouvernance financière et de régulation.
Selon le rapport, cette amélioration s’explique notamment par le renforcement des mécanismes de surveillance et la mise en œuvre de réformes structurelles visant à sécuriser les circuits financiers.
En bas du classement régional, le Burkina Faso (5,75) et le Sénégal (5,35) affichent les niveaux de risque les plus faibles de l’Union.
De fortes disparités à l’échelle africaine
Au niveau continental, l’étude met en évidence des écarts importants entre pays. La République démocratique du Congo présente le niveau de risque le plus élevé avec un score de 7,63, tandis que le Botswana se distingue avec un score de 4,12, parmi les plus faibles du continent.
Un outil clé pour investisseurs et institutions
Ce classement intervient dans un contexte de vigilance accrue autour de la transparence financière et de la lutte contre la corruption. Les indicateurs prennent en compte les cadres juridiques, les capacités de supervision bancaire et l ეფექტivité des dispositifs anti-blanchiment.
Les données du Basel Institute on Governance constituent ainsi une référence pour les investisseurs internationaux et les institutions de développement, qui s’appuient sur ces analyses pour évaluer la stabilité et la crédibilité des environnements financiers nationaux.
Dans un contexte marqué par la montée des flux financiers illicites, ce type d’évaluation renforce la pression sur les États pour améliorer leurs dispositifs de contrôle et consolider la gouvernance économique régionale







