La 43e session du Conseil d’administration de l’École africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU) s’est ouverte ce lundi 12 janvier 2026 à Lomé, pour une durée de trois jours. Cette rencontre stratégique est largement consacrée aux réformes institutionnelles engagées au sein de cette école inter-États de référence en Afrique.
Les travaux portent notamment sur la révision des textes statutaires, le renforcement de la recherche académique à travers la création d’une école doctorale, ainsi que l’amélioration du cadre social et académique offert aux apprenants et au personnel.
Un Conseil d’administration marqué par le cinquantenaire de l’EAMAU
Cette session intervient dans un contexte particulier, l’EAMAU célébrant en 2026 ses 50 années d’existence. À ce titre, les administrateurs procèdent à une évaluation approfondie du parcours de l’institution depuis sa création en 1975, tout en se projetant vers l’avenir à travers l’élaboration d’un plan stratégique adapté aux nouveaux défis urbains du continent.
Le directeur général de l’EAMAU, Malam Boukar Awa Krou, a souligné l’importance de ces travaux pour la modernisation de l’école. « Les réformes en cours permettront de consolider la dynamique de transformation de l’EAMAU et de renforcer son rôle stratégique dans le développement urbain, architectural et territorial de l’Afrique », a-t-il déclaré.
Le Togo réaffirme son engagement
Présent à l’ouverture des travaux, le ministre délégué togolais chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Gado Tchangbedji, a réitéré l’attachement du Togo à cette institution sous-régionale.
« L’Afrique a besoin de davantage d’architectes, d’urbanistes et de planificateurs capables de concevoir des villes résilientes, durables, inclusives et adaptées aux réalités africaines ainsi qu’aux mutations actuelles du monde », a-t-il affirmé.
Une institution clé pour l’urbanisme africain
Depuis sa fondation, l’EAMAU a formé près de 2.000 cadres dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. Elle demeure aujourd’hui un pilier de la formation des experts urbains africains, à l’heure où les enjeux de croissance démographique, de durabilité et de planification territoriale s’intensifient.







